portrait de
André Hubert Fournet
gravure exécutée en 1836
Dimensions toute la feuille 22,5x13 centimètres
Document authentique et original du XIXe siècle
André-Hubert Fournet 1752-1834, prêtre, est le
fondateur de la Congrégation des Filles de
Fils de Pierre Fournet de Thoiré et de Florence Chasseloup, André-Hubert né le 6 décembre 1752 à Saint-Pierre-de-Maillé, dans la Vienne, dans une famille très chrétienne qui comptait plusieurs prêtres et religieuses, et fut baptisé le lendemain de sa naissance, par le curé de la paroisse, son oncle Antoine Fournet.
Sa mère aurait voulu que l'un de ses fils devienne prêtre à son tour, comme ses oncles, mais le jeune André-Hubert ne le voulait pas. Il avait d'ailleurs écrit sur l'un de ses livres : « Ce livre appartient à André-Hubert Fournet, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre ».
Il entreprit des études de droit, rapidement abandonnées, et mena une vie plutôt mondaine avant d'entrer dans l'armée. Toutefois, sous l'influence de Jean Fournet, un autre de ses oncles, curé d'Haims, il choisit de devenir prêtre à son tour.
André-Hubert fut ordonné prêtre en 1776. Placé d'abord comme vicaire à Haims, il succéda en 1782 à son oncle Antoine dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Mailléoù il vécut avec une bienveillance fort classique sa charge pastorale.
Un jour un mendiant se présenta à la cure afin d'obtenir quelque argent. Le père André lui offrit un pain au lieu de monnaie arguant qu'il n'avait pas d'argent. Le mendiant lui répondit, voyant la table mise : « Comment ? Vous n'avez pas d'argent et votre table en est couverte ! ». La conscience du Père en fut retournée, et dès lors, il axa sa vie sur la prière, le souci des pauvres et des malades.
Mais la Révolution commençait, et le Père Fournet,
refusant de prêter le serment constitutionnel dut partir en exil en Espagne,
pour ensuite vivre en proscrit, menant son sacerdoce dans la clandestinité, disant
Article détaillé : Constitution civile du clergé.
Revenu en France en 1797, c'est en 1798 qu'il
rencontre Jeanne-Élisabeth Bichier des Ages avec laquelle il fonde la Congrégation
des Filles de
En 1801, il revint définitivement dans son presbytère de Saint-Pierre-de-Maillé, où il restera curé jusqu'en 1820.
Jusqu'à sa mort, il visitera les malades, suscitera de nombreuses vocations par son exemple, remplacera des prêtres malades, et évangélisera toutes les populations locales avec enthousiasme et dévouement.
En 1832 épuisé et malade, il devra renoncer à sa
charge de supérieur de la congrégation. Deux ans plus tard, il mourra à