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Portrait de Antoine Barnave
Gravure exécutée en 1821 Dimensions toute la feuille 19x12 centimètres Document authentique et original du XIXe siècle
Antoine-Pierre-Joseph-Marie Barnave, né à Grenoble le 22 octobre 1761 et guillotiné à Paris le 28 novembre 1793, est un homme politique français. Issu d’une vieille famille protestante de la haute bourgeoisie de Grenoble, fils de Jean-Pierre Barnave, avocat auprès du Parlement de Grenoble, et de Marie-Louise de Pré de Seigle de Presle, le jeune Antoine suit des études de droit à Grenoble et obtient le diplôme de bachelier, puis de licencié en droit à l’université d'Orange (1780). En 1783, il est choisi parmi les jeunes avocats pour prononcer le discours de clôture du Parlement de Grenoble. Il fait remarquer son indépendance d’esprit en discourant sur « la division des pouvoirs ». Comme la plupart des représentants de la bourgeoisie, il souhaite qu’« une nouvelle distribution de la richesse entraîne une nouvelle distribution du pouvoir ». La même année, il a la douleur de perdre un frère plus jeune. Au lendemain de la journée des Tuiles du 7 juin 1788, Barnave rédige un libelle l’Esprit des Édits appelant à soutenir le Parlement de Grenoble suspendu par le Pouvoir central, et se rapproche d’un autre avocat, promis lui aussi à un bel avenir, Jean-Joseph Mounier. Barnave et Mounier vont obtenir la réunion des députés des trois ordres du Dauphiné le 21 juillet au château de Vizille. La résolution de Mounier réclamant le rétablissement des parlements provinciaux et la convocation des États Généraux y est adoptée. Le 7 janvier 1789, Mounier et Barnave sont élus comme représentant du Tiers état. |