Il devint mousquetaire en 1681 et capitaine au régiment du roi en 1684. Il servit en Flandre, puis en Piémont sous Catinat. Il participa aux sièges de Philippsbourg en 1688 et de Nice en 1691 et à la victoire de Neerwinden en 1693. Il fut nommé brigadier des armées du roi en 1696, puis maréchal de camp en 1702 et lieutenant général en 1704. Il prit part à la bataille désastreuse de Ramillies[1].
Commandant l'avant-garde française à la défaite française d'Audenarde (1708), il éventa la première manœuvre de contournement de Marlborough et reçut, de la part du duc de Vendôme, l'ordre de contre-attaquer. Toutefois, opposé sur ses lignes à des forces très supérieures en nombre, il ne put changer le cours de la bataille qui s'ensuivit et dut se replier. La suite de la bataille donna la victoire à Marlborough[2].
Gontaut-Biron fut fait prisonnier lors de cette bataille et ne retrouva la liberté qu'en 1712. En 1713, lors du siège de Landau, il eut le bras arraché[1].
Pendant la polysynodie (1715-1718), le Régent, dont il était un des fidèles « roués » (compagnon de débauche), le nomma membre du Conseil de la guerre. Il y était chargé de l'infanterie, mais il y intervint qu'épisodiquement. Après la fin de la polysynodie, il demeura chargé de l'infanterie, avec le titre de directeur général de l'infanterie[1].
Membre du Conseil de Régence en 1721, il devint duc et pair en 1723. En 1734, Louis XV le fit maréchal de France[1]. Il mourut en 1756.