Lettre manuscrite de Corbières, le 2 décembre 1829, par M. André, et adressée à M. Girard négociant rue de Villeverte à Aix.
« Après m’être informé à Ste Tulle et ici, s’il n’y avait pas de prix établi pour les olives, je m’empresse de répondre à la lettre que vous avez bien voulu m’écrire, d’après ce que j’avais écrit moi-même à M. Gazelle à ce sujet, pour vous dire, que quoiqu’il ait paru à Ste Tulle, 2 marchands d’ollive de votre ville, il n’y a point encore de prix établi, attendu que les olives ne sont point encore mûres, et que le froid a retardé encore leur maturité ; je pense cependant que la semaine prochaine, vû que le temps est doux, on pourra établir un prix, et je vous en instruirai de suite. Vous ne devez pas ignorer que la qualité de l’huile de Corbières vaut celle d’Aix, que conséquemment le prix étant établi à Aix, vous pourriez bien en faire un pour les olives de ce pays, et en fixant le prix à 3frc le panai coupé, vous ne pourriez que gagner, d’après le prix qu’on donne à Aix, et si le temps reste beau encore cette semaine, on pourra commencer la cueillette des olives, la semaine prochaine, et le marchand qui aura fixé un prix raisonnable, ne pourra manquer d’en avoir une bonne quantité ; je dois vous observer que la qualité des ollives de Corbières, est toute la même, c’est à dire dans un terrain pierreux et l’huile n’est pas d’une aussi bonne qualité, enfin, je pense que vous agiriez prudemment d’en essayer une motte, et alors vous seriez à quoi vous en tenir. Au reste, soyez persuadé, Monsieur, du zèle que je mettrai pour vous procurer des ollives de la première qualité de ce pays, si vous m’en donner la commission, et de l’intérêt que je prendrai pour la mesure... »
Signé André.
2 pages sur papier vergé filigrané, adresse au dos, Tampon Manosque, pliures et en bon état.