LETTRES EDIFIANTES ET CURIEUSES,
écrites des Missions Etrangeres.
Nouvelle édition, ornée de cinquante belles gravures.
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A Lyon, chez Vernarel & Et. Cabin et Cie, 1819
14 volume in 8°, reliure d'époque demi basane mouchetée, dos très ornés. Texte complet, 49 planches hors texte (sur 50, il manque le portrait de Catherine Tegabkouita, iropquoise, dans le tome IV).
Reliures un peu fatiguées : mors du premier plat du premier volume presque totalement fendu, défauts à certaines coiffes, voir la photo), intérieurs propres. Edition complète en 14 volumes traitant des missions du Levant, .
St.Bib3
Ouvrage fondamental dans une bibliothèque de voyages, les Lettres édifiantes et curieuses forment une collection
de 34 volumes de lettres (ici publiées en 14 volumes) envoyées en Europe par
des jésuites missionnaires en Chine, au Levant, en Inde, en Amérique, et
ailleurs. Publiée entre 1702 et 1776, cette collection fit beaucoup pour ouvrir
l’Europe, et surtout la France, aux cultures non européennes. Pour que le gouvernement de la Compagnie de Jésus s'appuyât
sur une bonne information, Ignace de Loyola établit un système de
correspondance où il est demandé à tout jésuite ayant autorité de lui écrire
régulièrement. Il y a ainsi les Relations annuelles des diverses missions, et
les autres lettres, adressées plus personnellement à Ignace, au ton plus
chaleureux. Du vivant du saint, quelques lettres envoyées de l’Inde par
François Xavier (janvier 1544, avril 1552, etc.) sont à l’origine de nombreuses
vocations missionnaires. Comme tout le travail apostolique, en Europe aussi bien
qu'en mission, dépend de la générosité de bienfaiteurs, il est important
d'informer ceux-ci régulièrement sur ce qui se fait avec leurs dons. Il y a
deux types de lettres, les Lettres d’affaires, qui traitent des personnes et
des problèmes à résoudre, et les autres, qui parlent du travail apostolique, de
son développement et de ses succès. Les premières sont à usage interne et
destinées strictement au gouvernement interne de la Compagnie, les autres (les
« édifiantes ») sont copiées et répandues parmi les amis, prélats, et
bienfaiteurs divers. Elles connaissent un grand succès. Durant le XVIe siècle et le XVIIe siècle, les voyages
outre-mer (à but commercial) se multipliant entre l’Europe et les autres
continents, surtout Amérique et Asie, il se développe une grande curiosité que
les marchands, qui n’ont que des contacts épisodiques avec ces « nouveaux pays
», ne sont pas en mesure de satisfaire. Les missionnaires, qui y habitent et en
ont appris la langue, sont de bons observateurs (en raison de leur formation
intellectuelle) et peuvent répondre à cette demande. À l’aspect « édifiant » de
leurs lettres ils ajoutent le « curieux ». En plus de relater les souffrances
des missionnaires, les joies de nombreux baptêmes, les martyres également, ils
proposent dans la même correspondance de véritables reportages sur la Chine,
son mode de gouvernement les particularités de sa langue, ses mœurs et
coutumes. Tout cela donne naissance à la première sinologie européenne et
suscite un véritable engouement pour les « chinoiseries » et tout ce qui vient
de l’empire du Milieu. D’autres lettres circulent, en provenance d’Amérique, du
Levant ou de l’Inde, mais ce sont les lettres de Chine qui ont le plus grand
retentissement. Cet enthousiasme poussa même le père Jean-Baptiste Du Halde —
qui de sa vie ne quitta jamais Paris — à écrire une Description de la Chine
entièrement basée sur la correspondance reçue. Elle fit autorité. Merci Wikipédia.
