La France occupe le Gabon progressivement à partir du milieu du xixe siècle, après un traité signé avec le « roi Denis », en 1839. Les explorateurs commencent à pénétrer l’arrière-pays (tels le Franco-Américain Paul Belloni Du Chaillu, qui donnera son nom au massif du Chaillu, ou Pierre Savorgnan de Brazza qui remonte le cours de l'Ogooué en 1874, puis 1876-1878 et 1879-1882).
En , le Gabon devient une colonie qui, dès , est fusionnée avec celle du Congo sous le nom de Gabon-Congo puis, en , de Congo français. En , à la suite d'un décret du 22, le Gabon redevient une colonie distincte, le reste du Congo français formant les deux colonies du Moyen-Congo et d'Oubangui-Chari et le territoire militaire du Tchad21. En , les colonies du Gabon et du Congo sont intégrées dans l'Afrique-Équatoriale française21.
En 1940, le Gabon est d'abord tenu par des forces vichystes, mais après la brève campagne du Gabon, il passe, avec l'AEF, dans le camp de la France libre. Ses dirigeants coloniaux sont alors internés.
En , le Gabon devient un territoire d'outre-mer.
En octobre 1958, la Communauté française étant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la nouvelle Constitution de la Ve République (version de 1958), demande la transformation du Gabon en département français. Léon Mba, président de ce Conseil, charge Louis Sanmarco, administrateur colonial, de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Sanmarco reçoit une fin de non recevoir, le général de Gaulle n'y étant pas favorable, au grand dam de Léon Mba.
Jacques Marie Joseph Manuel Fourcade est un homme politique français, né le à Paris 9e et mort le à Villechauve (Loir-et-Cher), dans un accident de voiture (il avait perdu le contrôle de son véhicule).
Il est le fils de Manuel Fourcade, bâtonnier de l'ordre et sénateur des Hautes-Pyrénées, et le petit-fils de l'avocat Henry du Buit, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris.
Diplômé des sciences politiques et docteur en droit, il devient, en 1928, secrétaire de la conférence du stage. En 1931, il devient directeur du cabinet de Léon Bérard, ministre de la Justice.
En 1934, il reçoit, de l'Académie française, le prix Archon-Despérouses pour Contrecœur et en 1939, le prix François-Coppée pour Distances .
Il est élu conseiller général du canton de Vic-en-Bigorre en 1937.
Fourcade assure la défense de l'ancien ministre Guy La Chambre lors du Procès de Riom.
En 1947, il est élu conseiller de l'Union française par le Conseil de la République, et devient président de l'Assemblée de l'Union française le . Il est député des Hautes-Pyrénéesde 1951 à 1959 (Républicains indépendants, puis Indépendants et paysans d'action sociale). À l'Assemblée, il est président de la Commission des territoires d'Outre-Mer et membre de la Commission de la justice et de législation.
En 1953, il est candidat à l'élection présidentielle française (CNIP), mais n'obtient que 6.68% au premier tour.
Il devient président de la Haute Cour de justice le et membre du Comité consultatif constitutionnel en 1958.
(G6)
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