Comme il le souligne souvent à ses amis, Peyo n’est pas à l’aise avec son dessin. Moins doué que Franquin, il est néanmoins excellent dans l’art du découpage. Sa mise en scène dans ses vignettes est d’une grande lisibilité. Il ne veut jamais surcharger inutilement ses planches par des décors et des détails qui détourneraient l’oeil du lecteur. Tout sa carrière, il en fera son leitmotiv : clarté et lisibilité. Il suffit de se pencher sur les planches de combats contre les Vikings pour comprendre tout le talent de Peyo. Son ami Franquin loue d’ailleurs ce sens de la concision graphique. Comme le raconte Walthéry, les deux se vouaient une admiration réciproque.
Ce sentiment d’infériorité – qui est pourtant incompréhensible – il le compense par l’écriture. Il aime cela au plus haut point. Ses story-boards comme ses dialogues sont très écrits.