Au sommaire du n°109 - Juin/Juillet 2025

+ Panzerbeobachtungswagen Panther

Un bricolage à la pointe de la modernité 

Le développement de l’artillerie motorisée impose la mise en service de blindés Beobachtungspanzerwagen abritant les observateurs d’artillerie. Ainsi, ces derniers peuvent analyser, protégés par un blindage, la situation « en direct » et communiquer en temps quasi réel avec les automoteurs placés plus en arrière afin que ceux-ci puissent fournir un appui-feu rapide. Dans un premier temps, ces engins spécialisés reprennent le châssis de chars anciens comme les Panzer III et IV, mais ces derniers étant voués à voir leurs productions cesser, des projets sur la plate-forme du plus moderne Panzer V Panther sont alors étudiés. Des engins à la pointe de la technologie de l’époque puisque le futur Panzerbeobachtungswagen Panther aurait été équipé d’un Blockstelle 0 permettant au commandant de se passer de cartes topographiques s’il venait à opérer dans un secteur non reconnu !

+ Et si la bataille de France avait eu lieu en mai 1941 ?

Les Divisions Cuirassées françaises auraient-elles pu vaincre les Panzer-Divisionen ? 

Et si la Deuxième Guerre mondiale avait commencé un an plus tard ? Telle est la ligne directrice d’une réflexion uchronique qui vise à analyser, sur le papier, le comportement au feu des nouveaux matériels en cours de développement par la France dont les études ont dû être stoppées après la défaite du 25 juin 1940 soit après seulement un mois et 15 jours d'une bataille acharnée. Ainsi comment se seraient comportés les B1ter, SOMUA S40 et autres chars de forteresse FCM F1, déployés dans les Divisions Cuirassées (DCr) face aux Panzer III et IV qui dans la réalité avaient, dans la douleur il faut le reconnaître, battu leurs ancêtres ? Et cela sans oublier les nouveaux blindés tchèques, polonais ou encore la dernière génération de tanks déployés par la British Expeditionary Force (BEF). Une uchronie qui se concentre essentiellement sur les matériels terrestres blindés que les différents camps auraient pu mettre en ligne avec une année de travail/production supplémentaire.

+ Comment changer un moteur de Tiger II

Dans les entrailles des fauves de la 3. Kompanie de la schwere Panzer-Abteilung 503 et de la schwere Panzer-Abteilung 505

Parmi les opérations de maintenance délicate, il en est une que les équipes des ateliers de campagne de la I-Staffel parfaitement : le remplacement du 12 cylindres en V Maybach HL230P30 sur Tiger II. Une opération d’ailleurs identique sur les Panzer IV, Panther, Tiger….. Peu souvent mise en avant dans les publications littéraires voici, au travers de cet article, quelques situations ou les HL230 sont réparés ou remplacés et surtout photographiés par les équipages. Par ailleurs, outre le poids conséquent du Tiger II, presque 70 tonnes qui mettait à mal le HL230P30, comment expliquer en dehors de l’expérience de conduite des conducteurs, que certains blocs moteurs pouvaient réaliser plusieurs centaines de kilomètres sans avaries ni casses, là ou d’autres explosaient en quelques kilomètres ? Retour sur cette thématique intéressante qui complète le Trucks & Tanks numéro 106 sur la consommation des Tiger.

+ T-72 Ural

Le premier de la lignée

Deuxième char le plus produit derrière le T-54, le char de combat T-72 a marqué de son empreinte la Guerre Froide en devenant le cheval de bataille de l’Armée soviétique et, au XXIe siècle, il est toujours l’un des principaux acteurs de l’invasion de l'Ukraine par la Russie lancée en février 2022. Pourtant, la « naissance » du T-72 est presque un accident, car elle tire ses origines dans les déboires des premiers T-64 confrontés à des problèmes récurrents de moteur. En effet, le bloc 5TDF est si peu fiable qu’il est nécessaire d’envisager une solution de secours… qui est si différente du T-64, dont elle reprend les bases, qu’elle a sa propre désignation : T-72 Ural (Oural). Un engin est le premier d’une si longue lignée, malgré des jeux de pouvoir visant à ne pas le produire en série, que lister toutes les variantes devient presque une « mission impossible » !

+ L’inconvenant Mister Christie

Ou comment l’Amérique est passée à côté du T-34 !

Le T-34 est l’étincelle conceptuelle qui pousse l’armée allemande à développer le Panther, l’un des chars les plus réussis de la guerre. Mais qui sait que ce système d’armes quasi-parfait aurait pu être américain… s’il n’y avait eu un acte manqué à Washington !

+ Actualités

T-64 au combat : un bilan globalement positif