Jules Roques
Le courrier Français, littérature, beaux-arts, théâtres, médecine, finance
39 x 29 cm., broché, sous couverture d'attente, 13 numéros, une douzaine de pages par numéro, quelques rares rousseurs, quelques feuillets frangés.
N°41 de 1886, n° spécial sur le vin, les vendanges (16 pp.)
N°22, 27, 28, 29, 30, 32, 34, 35, 36, 39, 40, de 1888
N°1 de 1889

"À partir de 1885, Jules Roques y accueille les Incohérents sous la houlette de Jules Lévy. Raoul Ponchon y publiait ses fameuses Gazettes rimées, morceaux satiriques et légers brassant l’actualité. Henri Pille y représentait les mœurs du temps sous un aspect médiéval. Willette, chargé d'orner la plupart des pages de couverture, y déployait un patriotisme montmartrois fait de Pierrots et d'Arlequines gentiment dépoitraillées.

À partir de 1887, Jules Roques, Willette et d'autres artistes organisent les fameux bals masqués du Courrier, conçu non comme un rendez-vous de costumes amusants, mais comme une réunion de groupes ou personnalités symboliques, illustrant un thème programmé et annoncé à l'avance. Ces bals vont contribuer à relancer le Carnaval de Paris, qui avait connu un affaiblissement momentané après la guerre franco-prussienne de 1870, le siège de Paris et la semaine sanglante. Dans ces bals, les dessins préparatoires publiés dans le Courrier incitent les participantes à y venir très légèrement vêtues, ce qui explique certainement aussi le succès de ces événements.

Le Le Courrier organisa le « Bal des enfants ». Le jury comprenait Jean Lorrain déguisé en saint Jean-Baptiste, Henri Pille en garde-champêtre et Jean-Louis Forain en gendarme. La mode était alors aux personnages de la commedia dell’arte : Pierrot, Pierrette, Arlequin et Polichinelle. Comme pour Pille, c'était un sujet de prédilection de Willette, autre grand illustrateur de l'époque et collaborateur à la Revue illustrée. Brisson qualifie les « Pierrettes » de Willette de « cousines de Watteau ».

Le Courrier français aguichait le public par l'audace de ses gravures. Le patron Jules Roques s'efforçait surtout d'y faire des affaires, alors que Louis Legrand essayait d'apporter une tendance paysanne et humanitaire. L'espoir suscité par l'exposition universelle de 1900 ayant été déçu, le ton changea avec l'arrivée d'Hermann-Paul, qui attaquait les curés, les affairistes et certaines mœurs du temps. Violent et ironique, il ne fut pas seulement l'idéal illustrateur d'Octave Mirbeau, mais aussi un redresseur de torts par ses graphismes violents et amers. Son esprit pessimiste se traduisait dans une technique noire évoquant des scènes cruelles accompagnées de légendes acerbes.

Le Courrier organisa plusieurs ventes des dessins de ses collaborateurs à l'hôtel Drouot, dont celle du , puis celle du  sous le marteau de maître Raymond Pujos, commissaire priseur."

Merci WIKIPEDIA
À partir de 1887, Jules Roques, Willette et d'autres artistes organisent les fameux bals masqués du Courrier, conçu non comme un rendez-vous de costumes amusants, mais comme une réunion de groupes ou personnalités symboliques, illustrant un thème programmé et annoncé à l'avance. Ces bals vont contribuer à relancer le Carnaval de Paris, qui avait connu un affaiblissement momentané après la guerre franco-prussienne de 1870, le siège de Paris et la semaine sanglante. Dans ces bals, les dessins préparatoires publiés dans le Courrier incitent les participantes à y venir très légèrement vêtues, ce qui explique certainement aussi le succès de ces événements. Le Courrier français aguichait le public par l'audace de ses gravures. Le patron Jules Roques s'efforçait surtout d'y faire des affaires, al