Masque cimier à volutes des Ejagham Ekoï. Sa coiffure se constitue quatre cornes en volutes gainées de cuir. Tresses enroulées imitant les extensions de la chevelure, avec des broches de bois signifiant les cheveux qui sont enchâssés  dans le crâne .

La coiffure représenterait celle des jeunes femmes nommées " Moninkim ", à l'issue de leurs réclusions traditionnelles au cours de laquelle la danse " Nkim " leur était  enseignée. Les yeux entourés de blanc est du kaolin, les dents de la bouche bien visibles, des picots en bois autour des volutes gainées.

Le visage du masque est gainé de peau animal de vache. Les masques étaient enduits d'huile de palme avant utilisation qui leur confèrent un aspect laqué. Puis placé à la lumière du jour afin que leur cuir s'assouplissent et adopte un lustre satisfaisant.

Provenant de "Calibar" ces masques africains furent produit par les Ekoï, ensuite acheminés dans la région du Cross River au sud-est du Nigéria.