EDITION ORIGINALE de la TRADUCTION de François CHARPENTIER


FORMAT FOLIO - COMPLET 


LOUIS XIV - EDUCATION du PRINCE


SUPERBE VOLUME avec SOMPTUEUX ORNEMENTS  


-




La CYROPAEDIE

ou l'histoire de Cyrus

traduite du Grec de Xenophon


Paris, Antoine de Sommaville


1659


In-folio, veau du temps


COMPLET


-


SOMPTUEUX ORNEMENTS GRAVés

dans le volume


intéressante reliure XVIIe, avec nerfs largement ornés


-


RARE E.O in-folio, incomparable avec la version in-12 assez fréquente


-


EDUCATION du PRINCE - MAZARIN - LOUIS XIV


E.O de la traduction de François Charpentier, homme de confiance de COLBERT


-


La Cyropédie de Xénophon raconte l’éducation, les vertus et les conquêtes de Cyrus, fondateur idéalisé de l’empire perse.

Moins une histoire stricte qu’un traité politique sous forme narrative, elle propose le portrait du souverain parfait : prudent, juste, maître de lui-même et capable de gouverner les hommes.

L’ouvrage fut longtemps lu comme un « miroir des princes », au même titre que les textes de Plutarque, Tacite ou Fénelon plus tard.

Sa traduction française en 1659 s’inscrit pleinement dans le contexte de la jeune monarchie de Louis XIV, au moment où se fixe l’image d’un roi formé à l’art de régner.

Cyrus y devient ainsi un modèle antique d’éducation princière, de majesté, de discipline et de gouvernement, particulièrement parlant pour la culture politique du Grand Siècle.




ETAT : intérieur en bon état, petits manques en coins, coiffes, mors, à la reliure. Restauration d'un manque à un plat. BIEN VOIR LES PHOTOS pour juger l'état


-


PRECIEUX


sans réserve


-


Un beau témoignage sur la traduction des classiques & l'éducation au début du règne de Louis XIV


Né en 1638, Louis XIV devient roi à cinq ans, à la mort de Louis XIII en 1643, sous la régence de sa mère Anne d’Autriche et l’autorité politique du cardinal Mazarin, héritier de la méthode de Richelieu. Son enfance est marquée par la Fronde, où les ambitions de Gaston d’Orléans, du prince de Condé, de Conti, de Retz ou de Mme de Longueville lui donnent très tôt le spectacle dangereux des révoltes nobiliaires et parlementaires. Cette expérience explique en partie son goût de l’ordre, de l’obéissance et d’un pouvoir monarchique fortement centralisé. L’éducation du jeune prince est confiée à des hommes comme Hardouin de Péréfixe et La Mothe Le Vayer, tandis que Mazarin lui enseigne surtout, par l’exemple, l’art de gouverner, de dissimuler, de choisir ses serviteurs et de tenir la noblesse à distance. Les lectures antiques, Xénophon, Plutarque, Tacite, César ou Tite-Live, nourrissent alors une culture politique où le roi doit se regarder dans le miroir des grands princes, des conquérants et des législateurs. La *Cyropédie* de Xénophon, traduite par François Charpentier en 1659, s’inscrit dans ce climat : Cyrus y apparaît comme le modèle du souverain bien formé, juste, maître de soi, capable de commander aux hommes autant par la vertu que par la majesté. Au moment où Louis XIV sort de l’apprentissage et s’apprête à gouverner par lui-même, ce type de livre sert à penser l’éducation du prince, non comme une simple érudition, mais comme une préparation morale et politique au règne. Après la mort de Mazarin en 1661, le roi écarte l’idée d’un premier ministre et s’entoure de Colbert, Le Tellier, Louvois, Lionne puis Seignelay, tout en faisant de la cour un instrument de domination. La chute de Fouquet, spectaculaire, annonce ce nouveau style de gouvernement, où la faveur vient du roi seul. Les victoires de Turenne, Condé, Luxembourg ou Vauban, les réformes financières et administratives, la construction de Versailles par Le Vau, Mansart, Le Brun et Le Nôtre, composent peu à peu l’image du « Grand Roi ». Dans le même temps, la France de Molière, Racine, Corneille, La Fontaine, Boileau, Bossuet, Bourdaloue, Mme de Sévigné, Mme de La Fayette, La Rochefoucauld, La Bruyère, Perrault, Pascal, Descartes, Gassendi, Lully et Charpentier donne au règne son éclat littéraire, religieux, philosophique et artistique. Les débuts du règne personnel de Louis XIV sont donc inséparables d’une idée de formation princière : former un roi, c’est former un homme capable de se gouverner lui-même pour gouverner les autres, de transformer les leçons de l’Antiquité en autorité moderne, et de faire de sa personne le centre visible de l’État.