BELLE RELIURE "IMPERIALE" avec AIGLE COURONNé - NAPOLEON


COMPLET


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Almanach Impérial

pour l'année 1811

présenté

A. S.M L'Empereur et Roi


Paris


Chez Testu, 1811


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In-8, pleine basane fauve mouchetée


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COMPLET


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BELLE RELIURE 


Fers à l'aigle napoléonien au dos


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Cet almanach de l’année 1811 reflète l’organisation de l’Empire à son apogée, avant les revers militaires de 1812-1814. Il présente notamment la Maison de l’Empereur et de la famille impériale, les grands dignitaires, ministères, conseils, cours et administrations centrales. On y trouve aussi les autorités judiciaires, les préfectures, les administrations départementales, les corps savants, les établissements publics et divers renseignements pratiques, notamment sur les postes ou les messageries. L’ouvrage permet ainsi d’identifier les fonctions, charges, adresses et titulaires de l’appareil d’État napoléonien. À la fois annuaire officiel et outil pratique d’époque, il constitue un document précieux sur la structure administrative du Premier Empire.


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ETAT : intérieur propre ; reliure solide, frottements, petits manques. BIEN VOIR LES PHOTOS pour juger l'état


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PRECIEUX


sans réserve


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En 1811, Napoléon Ier règne sur un Empire français arrivé à l’un de ses plus hauts degrés de puissance territoriale et administrative. Depuis son mariage avec Marie-Louise d’Autriche en 1810, il a renforcé le prestige dynastique du régime et son alliance avec les Habsbourg. Le 20 mars 1811 naît à Paris son fils, Napoléon François Joseph Charles, titré roi de Rome, événement célébré comme l’assurance d’une succession impériale. Autour de l’Empereur se trouvent les grands dignitaires du régime, parmi lesquels Cambacérès, archichancelier, et Lebrun, architrésorier. Talleyrand, ancien ministre des Relations extérieures, reste une figure considérable, bien qu’il soit alors tenu à distance du pouvoir direct. Fouché a perdu le ministère de la Police, confié à Savary, duc de Rovigo, fidèle exécutant de la surveillance impériale. Maret, duc de Bassano, joue un rôle important dans la diplomatie et l’administration politique de l’Empire. Dans l’armée, Berthier demeure le major général de la Grande Armée et l’un des plus proches collaborateurs militaires de Napoléon. Davout, prince d’Eckmühl, passe pour l’un des plus solides maréchaux de l’Empire, réputé pour sa discipline et son efficacité. Ney, Soult, Masséna, Augereau, Oudinot, Macdonald et Marmont appartiennent aussi au cercle des grands chefs militaires napoléoniens. Murat, roi de Naples et maréchal d’Empire, reste l’une des figures les plus brillantes de la cavalerie impériale. Bessières, duc d’Istrie, commande la cavalerie de la Garde impériale et incarne la fidélité militaire à Napoléon. Lannes, mort en 1809 après la bataille d’Essling, demeure dans la mémoire impériale comme l’un des compagnons les plus prestigieux de l’Empereur. En Espagne, la guerre se prolonge contre les armées britanniques, espagnoles et portugaises, avec Wellington comme adversaire majeur. Suchet, qui combat en Espagne orientale, est l’un des généraux les plus efficaces de ce théâtre d’opérations. Le blocus continental, dirigé contre le commerce britannique, pèse sur l’économie européenne et suscite tensions, fraudes et résistances. L’Empire administre un ensemble immense de départements, royaumes alliés, États satellites et territoires placés sous influence française. Les préfets, ministres, conseils, tribunaux et administrations centrales structurent un État fortement centralisé autour de la personne de Napoléon. En 1811, l’édifice impérial paraît encore puissant, organisé et victorieux, mais plusieurs fragilités sont déjà visibles, notamment en Espagne et dans les relations avec la Russie. L’année précède ainsi le tournant dramatique de 1812, lorsque la campagne de Russie ouvrira la phase des grands revers militaires de l’Empire.