MEMOIRE DE PONT-AVEN:1860-1940 DE MICHEL THERSIQUEL, RENE LE BIHAN ET CATHERINE PUGET AUX EDITIONS DE LA SOCIETE DE PEINTURE DE PONT-AVEN 1986
DESCRIPTION :
EXTRAIT:
Pont-Aven : pas un nom peut-être de lieu qui possède une force aussi particulière d'évocation. Oui, un point précis dans l'Ouest où s'unirent miraculeusement l'idée la plus complète, la plus continue de Bretagne et la représentation la plus hardie, la plus féconde de l'immuable; un moment précis du temps où, de façon aussi soudaine que rayonnante, la modernité artistique se fit cornouaillaise.
Quelque cent ans ont passé, cette aventure unique conserve une saveur intacte et une actualité permanente. Elles se révèlent si fortes que par la terre entière, le public en apprend le nom. Le fait est là, nommer Pont-Aven, c'est appeler, indissociablement unies, la Bretagne et la peinture; la première, riche de ses réalités et de ses mythes; la seconde, fascinante de présence et de rêve.
De ce fait, Pont-Aven, portée d'emblée au premier rang, connaît en renommée peu de rivales; elle est peinture comme Salzbourg est musique ou Rome, puissance. En un mot, elle échappe au terroir pour devenir un bien commun à tous.
Comment définir Pont-Aven ? Est-ce seulement un vallon étroit, un bourg resserré, un port pittoresque ? Il en est tant alentour et bien qu'ils aient pour la plupart attiré le visiteur, aucun ne connut semblable réputation. Ici, existe bien l'Aven, un filet d'eau rapide bordé de collines pentues, qui se glisse dangereux entre des roches massives et polies. Profitant de ces ruptures, de ces barrages, une dizaine de moulins s'échelonnent. Entre eux, le premier pont tout simple d'un fond d'estuaire. Ainsi se trouve vite décrit un lieu que Jacques Cambry signalait dès 1794 : " . les environs de Pont-Aven, la ville surtout, offriraient cent bizarreries au dessinateur qui viendrait faire des études. Procéder de cette façon, c'est voir l'accessoire.
L'essentiel est ailleurs; il tient au contact de mondes aussi voisins qu'étrangers l'un à l'autre : sur trois côtés, la Cornouaille paysanne, l'élevage et la culture des blés, la tradition terrienne et la pratique religieuse. A l'opposé, vers le Sud, le port et les quais, l'estuaire et les caboteurs puis, six kilomètres en aval, la mer ouverte et le souffle du large. Entre les deux - presqu'à mi-chemin de Quimperlé, à l'Est et de Concarneau, à l'Ouest - l'arche étroite d'un pont sur l'Aven, descendu bucolique des Montagnes Noires.
Ainsi, Pont-Aven se définit moins comme lieu de curiosité que comme place d'échange. Marchés animés et foires actives, commerce prospère des produits du sol et des bois, arrivée fréquente des chasse-marée apportant le sel, les matériaux, les barriques et retour au flot des chaloupes chargées de sable coquillier... sans oublier, chaque soir, le "courrier de Quimperle", c'est-à-dire cinq à six voyageurs descendant d'une voiture tirée par deux chevaux.
NOTICE :
Titre : Mémoire de Pont-Aven: 1860-1940
Auteur : Michel Thersiquel, René Le Bihan et Catherine Puget
Edition : de la Société de Peinture de Pont-Aven 1986
Nombre de pages : non paginé
Format : Broché, 24 x 24 x 1,5 cm
Etat : Cet ouvrage est en bon état. Couverture légèrement usagée, tranche légèrement tachée.
L'envoi sera rapide, soigné et emballé dans du papier-bulle.