Y a-t-il eu une féodalité japonaise ? Que signifie cette immense aspiration populaire à l'autonomie à partir du XVe siècle, accompagnée de la naissance de communes ? S'inspirant de la riche tradition historiographique japonaise où l'on retrouve l'influence de l'ethnologie, l'accent est porté sur l'importance des conflits sociaux qui déchirèrent le pays, le rôle des groupes qui ne vivent pas de la terre, les diversités régionales, l'émergence de nouvelles formes culturelles à l'origine du Japon traditionnel. L'auteur examine la dynamique d'une société fondamentalement instable que les chroniqueurs contemporains dénommaient " le monde à l'envers ".