GUY TRÉVOUX PLAT LA DANSE DE MORT FAÏENCE QUIMPER 1960 CÉRAMIQUE SIGNÉE BRETAGNE
TRÉVOUX Guy (1920-2011)
La Danse de mort
Plat rond en faïence à décor figuratif inspiré de La Danse de mort, drame écrit en 1900 par le dramaturge suédois August Strindberg (1849-1912).
La pièce met en scène Edgar, capitaine d’artillerie, et Alice, ancienne actrice, vivant isolés dans une forteresse insulaire. Après vingt-cinq années de mariage, leur relation s’est transformée en un affrontement permanent, nourri de rancœur, de domination et de dépendance. L’arrivée de Kurt, cousin d’Alice, ravive les tensions et entraîne les trois personnages dans un jeu cruel de séduction et de manipulation. Le titre assimile ainsi leur union à une danse macabre dont aucun des époux ne parvient à se libérer.
Guy Trévoux transpose dans la faïence cet univers théâtral sombre, dominé par les thèmes de l’enfermement conjugal, de l’amour devenu haine et de la lutte destructrice au sein du couple.
Note : Né à Lorient le 5 juillet 1920, Guy Trévoux suit des études de philosophie et de théologie au grand séminaire de Saint-Brieuc, où il développe une passion pour la musique et particulièrement pour l’orgue. Autodidacte dans le domaine des arts graphiques, il rejoint ensuite les ateliers des Films de Cavaignac et participe à la réalisation du film d’animation Callisto, la petite nymphe de Diane, conçu par André-Édouard Marty sur une musique d’Arthur Honegger.
Après avoir été requis pour le Service du travail obligatoire pendant la Seconde Guerre mondiale, il revient en Bretagne et travaille quelque temps dans la librairie familiale de Lannion. La philosophie, la religion, la musique, les arts graphiques et les livres constituent dès lors les différents axes d’une œuvre particulièrement polymorphe.
Au début des années 1950, il adresse des projets de décors à la faïencerie Henriot de Quimper, qui l’engage en octobre 1951. Il y conçoit notamment des services destinés au marché américain, ornés de personnages en costumes bretons, ainsi que ses célèbres compositions de coquillages aux émaux colorés sur fond noir. Ces modèles participent au renouvellement des productions de la manufacture et à la relance de ses exportations.
C’est à cette époque qu’il épouse Gisèle Franck (1928-2003). Originaire de Saint-Martin-des-Champs, celle-ci rejoint Guy Trévoux dans l’atelier mis à leur disposition par les dirigeants de la manufacture Henriot. Elle y révèle rapidement ses propres qualités de dessinatrice et de décoratrice. Ses premières céramiques quimpéroises sont généralement signées de son prénom « Gisèle » et présentent un répertoire personnel peuplé de chats, d’oiseaux, de figures humaines et de compositions végétales.
Après la séparation du couple, dont la date précise n’est pas clairement établie, Gisèle poursuit une carrière indépendante à Pleumeur-Bodou. Elle adopte le pseudonyme Efflamine, sous lequel elle réalise des pièces uniques en céramique, des panneaux émaillés et des estampes. Son œuvre se caractérise par un graphisme fortement stylisé et par des recherches autour des émaux, notamment des effets métallisés ou argentés. Plusieurs de ses créations sont conservées au Musée départemental breton de Quimper : plat au décor de chat, estampe au chat et panneau L’Arbre.
Guy Trévoux quitte Henriot en 1954 et fonde son propre atelier rue de Douarnenez, à Quimper. En 1958, il transfère son activité dans un manoir à Gourlizon, où son atelier emploie jusqu’à six personnes. Une exposition organisée en 1959 à la galerie Saluden marque une évolution vers une création plus personnelle, caractérisée par des compositions abstraites, des effets de fusion des émaux et une réflexion croissante autour des signes et des symboles.
En 1961, il établit son atelier à Tronoën, sur la commune de Saint-Jean-Trolimon, près de la baie d’Audierne. Il y poursuit ses recherches sur la céramique, mais travaille également la peinture, l’émail et le vitrail. De 1975 à 1987, il préside l’association gestionnaire de la Maison des artisans de Brasparts. En 1990, une mission européenne de plusieurs mois aux Seychelles lui permet de transmettre son savoir-faire à de jeunes artisans. Considérant être arrivé au terme de ses recherches céramiques, il détruit volontairement son four en 1991.
Les dernières années de sa vie sont principalement consacrées à la peinture, à la composition musicale et à l’écriture. Ses recherches portent notamment sur les traditions spirituelles, la symbolique des lettres et des nombres, les mythologies et la franc-maçonnerie. Il publie Lettres, Chiffres et Dieux en 1979, traduit La Déesse blanche de Robert Graves, puis fait paraître Moi Salomé, épouse de Jésus en 1997 et L’Origine des rites et symboles maçonniques en 2002. Il meurt à Saint-Jean-Trolimon le 31 mars 2011.
📏 Dimensions : D. 32 cm
✍ Signé Guy Trévoux et marqué "Pièce unique"
✅ Très bon état
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GUY TRÉVOUX DISH THE DANCE OF DEATH QUIMPER FAÏENCE 1960 SIGNED BRITTANY
TRÉVOUX Guy (1920-2011)
The Dance of Death
Round faience plate with a figurative design inspired by The Dance of Death, a drama written in 1900 by the Swedish playwright August Strindberg (1849-1912).
The work depicts Edgar, an artillery captain, and Alice, a former actress, living in isolation in an island fortress. After twenty-five years of marriage, their relationship has become a constant confrontation, driven by resentment, domination, and dependence. The arrival of Kurt, Alice’s cousin, rekindles the tensions and draws the three characters into a cruel game of seduction and manipulation. The title thus likens their union to a macabre dance from which neither spouse can free themselves.
Guy Trévoux transposes into faience this dark theatrical universe, dominated by the themes of marital confinement, love turned into hate, and the destructive struggle within the couple.
Note: Born in Lorient on July 5, 1920, Guy Trévoux studied philosophy and theology at the Saint-Brieuc seminary, where he developed a passion for music, especially the organ. Self-taught in the graphic arts, he later joined the workshops of Films de Cavaignac and took part in the making of the animated film Callisto, la petite nymphe de Diane, conceived by André-Édouard Marty to a score by Arthur Honegger.
After being requisitioned for the compulsory labor service during the Second World War, he returned to Brittany and worked for a time in the family bookstore in Lannion. Philosophy, religion, music, graphic arts, and books then became the different threads of a particularly multifaceted body of work.
In the early 1950s, he submitted decorative designs to the Henriot faience factory in Quimper, which hired him in October 1951. There he created, among other things, services intended for the American market, adorned with characters in Breton costume, as well as his famous shell compositions with colored glazes on a black background. These designs contributed to the renewal of the factory’s production and the revival of its exports.
It was at this time that he married Gisèle Franck (1928-2003). Originally from Saint-Martin-des-Champs, she joined Guy Trévoux in the workshop made available to them by the directors of the Henriot factory. She quickly revealed her own talents as a draughtswoman and decorator. Her early Quimper ceramics are generally signed with her first name, "Gisèle," and feature a personal repertory populated by cats, birds, human figures, and plant compositions.
After the couple separated, the exact date of which is not clearly established, Gisèle pursued an independent career in Pleumeur-Bodou. She adopted the pseudonym Efflamine, under which she created unique ceramic pieces, enamel panels, and prints. Her work is characterized by strongly stylized graphics and by experiments with glazes, notably metallic or silvery effects. Several of her creations are held at the Breton Departmental Museum in Quimper: a dish with a cat design, a cat print, and the panel The Tree.
Guy Trévoux left Henriot in 1954 and founded his own workshop on Rue de Douarnenez in Quimper. In 1958, he moved his activity to a manor house in Gourlizon, where his workshop employed up to six people. An exhibition organized in 1959 at the Saluden gallery marked a shift toward a more personal creation, characterized by abstract compositions, glaze-blending effects, and a growing reflection on signs and symbols.
In 1961, he established his workshop in Tronoën, in the commune of Saint-Jean-Trolimon, near the Bay of Audierne. There he continued his research into ceramics, but also worked in painting, enamel, and stained glass. From 1975 to 1987, he chaired the association managing the Maison des artisans in Brasparts. In 1990, a several-month European mission to the Seychelles allowed him to pass on his know-how to young artisans. Considering that he had reached the end of his ceramic research, he deliberately destroyed his kiln in 1991.
The last years of his life were mainly devoted to painting, musical composition, and writing. His research focused in particular on spiritual traditions, the symbolism of letters and numbers, mythologies, and Freemasonry. He published Lettres, Chiffres et Dieux in 1979, translated Robert Graves’s The White Goddess, then published Moi Salomé, épouse de Jésus in 1997 and L’Origine des rites et symboles maçonniques in 2002. He died in Saint-Jean-Trolimon on March 31, 2011.
📏 Dimensions: D. 32 cm
✍ Signed Guy Trévoux and marked "Unique piece"
✅ Very good condition
📦 Stockage : ET1
♻ Responsabilité élargie des producteurs, REP
📎 N° identifiant unique : FR411123_01UTDE