"Le ROMAN d'un JEUNE HOMME PAUVRE"

par
Octave FEUILLET
de l'académie française

Ouvrage de littérature française...
...à la fin du dix-neuvième siècle

Octave Feuillet était destiné à la diplomatie, lorsque son père, à qui il confia en 1840 son intention de devenir plutôt écrivain, le renia. Il vécut tant bien que mal en devenant journaliste. En collaboration avec Paul Bocage, il écrivit sous le nom de « Désiré Hazard » les pièces Échec et mat, Palma ou la nuit de Vendredi saint et La Vieillesse de Richelieu. Au bout de trois ans, son père lui pardonna et lui fit une pension. Feuillet put jouir alors dune existence confortable à Paris et publia ses premiers romans.

Son père dont la santé déclinait de plus en plus, lui demanda de quitter Paris pour s'occuper de lui à Saint-Lô. Ce fut un grand sacrifice, mais Octave Feuillet obéit. En 1851, il épousa sa cousine Valérie Dubois, fille du maire de Saint-Lô, qui écrivait également. Pendant son « exil » à Saint-Lô (rendu pénible par la manie de son père pour la solitude et son humeur tyrannique), il écrivit quelques-uns de ses meilleurs ouvrages. Il connut son premier grand succès en 1852, avec son roman, Bellah et une comédie, La Crise. Tous deux furent réimprimés dans la Revue des deux mondes, où parurent également un grand nombre de ses romans ultérieurs. D'autres œuvres furent acclamées comme La Petite Comtesse (1857), Dalila (1857) et Le Roman d'un jeune homme pauvre qui fut très populaire (1858).

Feuillet lui-même fit à Saint-Lô une dépression nerveuse, que le dévouement de sa femme et de sa belle-mère l'aida à surmonter. En 1857, il revint finalement à Paris pour diriger la répétition dune pièce de théâtre quil avait adaptée de son roman Dalila. L'année suivante, il fit la même chose lors de la répétition d'Un jeune homme pauvre. Malheureusement, il n'était pas chez lui au moment où son père mourut.

Feuillet et sa famille s'installèrent immédiatement à Paris, où il eut les faveurs de la cour du Second Empire. Ses pièces furent jouées à Compiègne, avant d'être données au public, et à une occasion l'impératrice Eugénie elle-même joua le rôle de Mme de Pons dans Les Portraits de la Marquise.

Feuillet n'abandonna pas le roman et, en 1862, il obtint un grand succès avec Sibylle. À cette époque, pourtant, sa santé avait commencé à décliner, affectée par la mort de son fils aîné. Il quitta Paris pour le calme de sa Normandie natale. Le vieux château de famille ayant été vendu, il acheta une maison appelée « Les Paillers » dans la banlieue de Saint-Lô et il y vécut, enseveli au milieu de ses roses, pendant quinze ans. Référence WIKIPEDIA


Couverture cartonnée marbrée
Dos en percaline bleue
Titres et filets sur dos dorés à l'or fin


PARIS
Calmann Lévy, éditeur

3 rue Auber

sans date

(Fin 19è Siècle)