Felix Del Marle
Receuil de simili-gravures collés sur planches 1922 (date de l'envoi). 9 planches comprenant parfois deux gravures (dont une planche de 5 lettrines, soit 13 gravures si l'on compte 3 gravures pour la page de présentation de couverture). L'ensemble de ces planches sont contenues dans une pochette avec titre manuscrit de l'auteur ainsi qu'un dédicace signée de Février 1922 : "A Mr Juven, en toute reconnaissance et sympathie respectueuse". Est joint également un tapuscrit de del Marle où il explique que les éditeurs ne confient pas toujours l'illustrations de ses éditions aux artistes... environ 14 lignes. Rare et intéressant document envoyés apparemment à un éditeur (à ma connaissance ce livre n'a jamais été imprimé sous cette version illustrée). DEL MARLE FÉLIX (1889-1952) La carrière du peintre Félix Del Marle s'organise autour de deux périodes principales, l'une futuriste, l'autre néo-plastique. Del Marle, très intéressé par le Manifeste de Marinetti publié le 20 février 1909 dans Le Figaro, fréquente à Paris les peintres futuristes Boccioni et Severini. Il fait sienne leur théorie mais donne à celle-ci une résonance locale lorsqu'il publie le 13 juillet 1913 son Manifeste futuriste à Montmartre, antipasséiste et résolument moderniste : « Il faut détruire Montmartre et dégager toute la beauté neuve des constructions géométriques, des gares, des appareils électriques, des aéroplanes. » Les tableaux qu'il fait à cette époque exaltent la vitesse, la vie industrielle (Le Port, 1913), l'animation de la rue (Le Boulevard, 1913), dissocient les rythmes en éléments juxtaposés (La Patineuse, 1913). Del Marle est pratiquement le seul artiste français à adhérer pleinement au mouvement. La Première Guerre mondiale interrompt cette agitation et, bien que vantée par Marinetti comme acte futuriste suprême, elle est pour Del Marle une expérience décevante qui oriente sa réflexion vers le rôle social de l'art. Il pratique vers 1918 le photocollage pour des publications satiriques. Ses rencontres avec Kupka, puis avec Mondrian et Van Doesburg en 1922 sont décisives. Il adhère alors au groupe De Stijl dirigé par ces derniers et conservera jusqu'à la fin de sa vie, malgré une période de retour à la figuration, les principes de la composition néo-plastique définis par Mondrian : primauté des lignes verticales et horizontales, couleurs pures en aplats. Mais Del Marle insiste dans la revue Vouloir, à laquelle il participe dès sa création en 1924, sur l'intégration de l'art dans la vie collective et quotidienne ; il réalise alors des meubles et des décorations intérieures. Del Marle est l'auteur, avec Jean Gorin, de la polychromie néo-plastique des usines Renault à Flins (1952). Il est, en outre, l'un des fondateurs du Salon des réalités nouvelles (1946). Michel FRIZOT pochette abimée désolidarisée et jaunie Les gravures sont propres quelques traces et accrocs en extrémités de planches Les photos suivantes correspondent au document entier Grouper vos achats pour faire diminuer les frais d'envoi
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