GIACOMETTI


 1990/91 


 RARE CARTON INVITATION   EXPOSITION


ECRITS  /  LEIRIS // DUPIN  


GALERIE LELONG


carton d'invitation officiel pour l'exposition « Annette Giacometti & Alberto Giacometti » organisée par la prestigieuse Galerie Lelong (Paris 8e) du 6 décembre 1990 au 11 janvier 1991. Cet événement marquait la publication, aux Éditions Hermann, des Écrits du célèbre sculpteur Alberto Giacometti, présentés par Michel Leiris et Jacques Dupin.

 


THEME : ART / ARTISTE / PEINTRE / SCULPTEUR /   / COLLECTIONNEUR /  ECRIVAIN / / 


   EXCELLENT  ETAT ET COMPLET ,VOIR PHOTOS



ACHATS GROUPÉS SI PLUSIEURS ACHATS
 


LIVRAISON DANS LE MONDE ENTIER 

Alberto Giacometti est un sculpteur, peintre et graphiste moderniste suisse, né à Borgonovo, dans le val Bregaglia, le , et mort à Coire, le , ayant vécu et travaillé principalement à Paris à partir de 1922.

Giacometti est l'un des sculpteurs les plus importants du XXe siècle. Son travail est influencé par le cubisme, le surréalisme et les questions philosophiques sur la condition humaine, ainsi que par l'existentialisme et la phénoménologie[1]. Vers 1935, il abandonne son travail surréaliste pour se consacrer aux « compositions avec personnages ». Entre 1938 et 1944, ses personnages mesurent au maximum sept centimètres[2] : ils doivent refléter la distance à laquelle il a vu le modèle.

Les œuvres les plus connues de Giacometti ont été créées dans la période d'après-guerre ; dans les sculptures extrêmement longues et élancées, l'artiste réalise sa nouvelle expérience de la distance après une visite au cinéma, dans laquelle il a perçu la différence entre sa façon de voir et celle de la photographie et du film[3]. Fort de son expérience visuelle subjective, il ne crée pas la sculpture comme une réplique physique dans l'espace réel, mais comme « une image imaginaire [...] dans son espace à la fois réel et imaginaire, tangible et insaisissable »[4].

L'œuvre picturale de Giacometti est initialement une petite partie de son travail. Après 1957, la peinture figurative est placée sur un pied d'égalité avec la sculpture. Sa peinture presque monochrome de la période tardive « ne peut être rattachée à aucun style moderniste », disait avec révérence Lucius Grisebach[5]. Samuel Beckett, que Giacometti connait depuis 1937 et avec qui il débat souvent des difficultés de la vie d'artiste dans les bars parisiens, lui demande en 1961 de participer à une nouvelle production d'En attendant Godot, dont la création a lieu en janvier 1953. Giacometti crée un arbre dépouillé en plâtre de Paris comme décor pour le drame de la solitude humaine mis en scène par Roger Blin en mai 1961 au Théâtre de l'Odéon[60].

À la fin de sa vie, Giacometti est comblé d'honneurs. Il remporte le prix Carnegie en 1961. L'année suivante, il reçoit le Grand Prix de Sculpture de la Biennale de Venise où une salle entière lui est consacrée, ce qui le rend célèbre dans le monde entier. Jacques Dupin publie la première monographie consacrée à son œuvre. La même année, une grande rétrospective réunissant plus de 100 sculptures et 85 tableaux a lieu au Kunsthaus de Zurich[6].

Opéré d'un cancer de l'estomac en , Giacometti en guérit. À cette époque, il participe activement au projet de la Fondation Maeght en faisant cadeau pour le prix de la fonte d'un nombre important de bronzes.

En 1964, il reçoit le prix Guggenheim, réalise la composition carrée à plusieurs figures dans la cour de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, composée de l'Homme qui marche II, Femme debout III et l'Homme qui marche I, et est de nouveau présent à la Documenta 3 à Kassel. La même année, son amitié avec Sartre se rompt lors de la publication de son livre autobiographique Les Mots. Giacometti voit son accident et ses conséquences déformés. Sartre a nommé par erreur la Place d'Italie (Paris) comme lieu de l'accident et cite Giacometti disant : « Enfin je vis quelque chose ! […] Donc je n'étais pas fait pour être sculpteur, peut-être que je n'étais même pas fait pour vivre ; je n'étais destiné à rien. » Giacometti refuse de se réconcilier avec Sartre[61]. L'année suivante, malgré une santé défaillante, il se rend aux États-Unis pour une rétrospective de son œuvre au Museum of Modern Art de New York[62].

Le grand prix international des arts lui est décerné par la France en 1965. Dans ses dernières années, il suit attentivement le projet de la Fondation à son nom qui est créée en Suisse le 16 décembre 1965 pour recueillir la collection de G. David Thompson, un industriel de Pittsburgh qui avait le projet d'ouvrir un musée aux États-Unis.


Annetta Giacometti décède le 25 janvier 1964. Alberto commence à travailler sur des bustes du photographe Éli Lotar. En juillet-aout, la Tate Gallery expose plus de 200 de ses œuvres[6]. Hospitalisé le 5 décembre 1965 à l’hôpital cantonal de Coire, en Suisse, Alberto Giacometti y meurt le d'une péricardite à la suite d'une bronchite chronique. Son corps est transféré à Borgonovo, sa ville natale, et inhumé le 15 janvier auprès de la tombe de ses parents. Diego Giacometti place sur la tombe le moulage en bronze de la dernière œuvre de son frère, la troisième sculpture du photographe français Éli Lotar. Diego a trouvé la figurine d'argile enveloppée dans des chiffons humides dans l'atelier. Il place son propre petit oiseau de bronze à côté[63]. Outre des parents et de nombreux amis et collègues de Suisse et de Paris, les funérailles réunissent des directeurs de musées et des marchands d'art du monde entier, ainsi que des représentants du gouvernement français et des autorités fédérales.

Sa veuve, qui lui survit jusqu'au [64], se consacre à la défense de son œuvre et a créé par testament la Fondation Alberto et Annette Giacometti, reconnue d'utilité publique en 2003, dont le siège est à Paris. Elle comprend un grand nombre de tableaux et de sculptures de l'artiste, ainsi qu'un centre de recherche et de documentation[65].

Selon historienne de l'art Catherine Grenier, directrice de la Fondation Giacometti et biographe de l’artiste, ce dernier « est très aimé du grand public. Peut-être parce qu’il n'a cherché ni les honneurs, ni le luxe, ni les voyages, mais qu'il a fait preuve au contraire d'une grande simplicité. Tout le monde pouvait venir dans son atelier, il était souvent au café et les gens pouvaient lui parler très facilement. C'est ce mode de vie simple qui en fait un personnage de référence