Réalisateur : QUENTIN TARANTINO
Éditeur : Sony Pictures
Parution : 14/12/2019
Nombre de BLU-RAY : 1
Classification : Comédie dramatique - Buddy movie
Synopsis :
En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d'une industrie qu'ils ne reconnaissent plus.
Bonus :
- Fourreau cartonné
- 7 scènes supplémentaires (25')
- La lettre d'amour de Quentin Tarantino à Hollywood
- Bob Richardson : pour l'amour du cinéma
- Entre spécialistes : les voitures de 1969
- Recréer Hollywood : le décor de production du film La mode de 1969
Œuvre
Nationalité de l’œuvre Royaume-Uni, États-Unis, Chine
Sortie en salle 2019
Public Interdit aux moins de 12 ans
Couleur Couleurs & Noir et Blanc
Durée de la vidéo 161 mn
Support
Type de support Blu-Ray
Zone Toutes zones
Format d’image 2.39
Format vidéo 16/9 natif
Langues Audio Dolby Digital Audiodescription (pour malvoyants) Dolby Digital 5.1, Audiodescription en Anglais (pour malvoyants) Dolby Digital 5.1
Langues Audio DTS Français DTS-HD Master Audio 5.1, Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres Français, Anglais, Arabe, Néerlandais
Sous-titres malentendants Anglais
Test Blu-ray : Once Upon a Time in... Hollywood
EN RÉSUMÉ
Bien que reparti bredouille du dernier Festival de Cannes (il n’y est pas question de lutte des classes, de migrants ou de crise économique, alors forcément…), le nouveau Tarantino a bénéficié d’un accueil, populaire comme critique, digne de « Pulp Fiction » ou d' »Inglourious Basterds ».
Certes, quelques voix discordantes se sont bruyamment élevées pour contester le « twist » extrême qui conclut le film (il pose effectivement une vraie question de morale cinématographique) ; certes, certaines analyses lues ici ou là coupent tellement les cheveux en quatre dans le délire interprétatif qu’on se demande ce que leurs auteurs ont bien pu fumer avant de massacrer leur clavier ; certes, le mythe de Bruce Lee est atomisé avec une ironie proche de la pure méchanceté gratuite…
Mais le fait est là : Once upon a Time in… Hollywood est un divertissement assez éblouissant, un retour follement cool et nostalgique dans l’Amérique de la fin des sixties, un hommage éperdu à la grandeur et à la ringardise des séries B, un « buddy movie » où Brad Pitt, démentiel de décontraction virile en ami-à-tout-faire de Leonardo DiCaprio, se dirige peinard vers une nomination à l’Oscar…
Le tout doublé d’une reconstitution d’époque ultra virtuose et couronné par une éruption gore aux allure d' »Evil Dead » accommodé à la sauce Tex Avery.
AVIS TECHNIQUE
On enrage de ne pas avoir reçu à temps le transfert UHD Blu-ray, mais en l’état, le Blu-ray « classique » est un chef-d‘œuvre de restitution argentique.
Soit un tournage pellicule en 8, 16 et 35 mm restitué avec de sublimes vibrations organiques, où le rayonnement « pop » des couleurs, les contrastes du noir & blanc, l’ambre des lumières et les différences de textures selon les sources donnent un résultat somptueux, tandis que la définition atteint des sommets.
Boosté par une playlist 60s d’enfer, le mixage capte et restitue quant à lui ambiances immersives comme effets ludiques avec un punch et une assise admirables.
VO prioritaire, mais VF très bien intégrée.
DU CÔTÉ DES BONUS
Très formatés dans leur enthousiasme et leur vocation ouvertement promotionnelle, les modules consacrés au réalisateur, au chef opérateur, aux voitures et aux décors ne laissent filtrer que de trop rares informations.
Quant aux sept scènes inédites, souvent très longues et complaisantes, elles offrent quand même au personnage de Charles Manson une apparition supplémentaire assez terrifiante.
LE MOT DE LA FIN
Malgré une interactivité en deçà des attentes, le neuvième film de Quentin Tarantino ressuscite et réinvente une période charnière dans l’histoire du cinéma américain avec un enthousiasme narratif et un élan audiovisuel qui n’appartiennent qu’à lui.
Image Blu-ray : 5/5
Tourné intégralement sur pellicule (35mm et 16mm principalement), Once Upon A Time… In Hollywood se paie une image HD de toute beauté.
La définition est à couper au couteau, les couleurs sont profondes, le piqué très solide, avec une agréable définition, elle-même définie par de belles couleurs et un piqué solide.
Les choix artistiques de Quentin Tarantino et de son directeur de la photographie Robert Richardson sont transcendés par le support, que ce soit sur les scènes de jour comme de nuit.
Aucune erreur de compression à signaler.
On retrouve un aspect argentique tout le long du film et c’est vraiment beau.
Son : 4/5
VO et VF en DTS-HD Master Audio 5.1 pour le dernier Tarantino.
Pour la VO, la piste est ample et très bien répartie.
Puissante comme il faut, la piste met en avant les dialogues et la musique avec une très belle précision.
Les effets sonores ne sont pas pour autant oubliés, et se collent parfaitement à l’ambiance générée par la piste.
Pour la VF, elle est toute aussi puissante mais manque tout de même de punch au niveau des effets sonores et de la musique, puisqu’elle met surtout en avant les dialogues.
Le doublage n’est pas honteux et retranscrit plutôt bien les intentions de l’auteur du film.
Jean-Pierre Michaël reprend du service pour le doublage de Brad Pitt (excellent !) tandis que Damien Ferrette double Leonardo DiCaprio (ceux habitués à Damien Witecka seront destabilisés).
Mais de toutes façons, pour la beauté des dialogues, un Tarantino s’écoute en VO !