[ART DU XXe - DESSIN ORIGINAL SIGNE - ART INFORMEL -
MATIERISME - TÂCHES - OEUVRE COLLECTIVE]
Nous vendons à la suite dans notre boutique ebay
quelques oeuvres provenant du fonds d'atelier
du peintre Robert Perlin
(1925-2022)
Nous commençons ici par un très curieux et bel ensemble
de petites oeuvres abstraites, produites certainement
dans le cadre d'une production collective.
Le groupe d'artistes qui comprenait au moins les deux assistants de Jacques Yankel
à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, Véronique Wirbel et Robert Perlin,
plus quelques autres artistes ou amis, semble s'être réuni "chez Véronique Wirbel",
ainsi que l'atteste une mention manuscrite de Perlin sur un des dessins
La technique est la même pour tous les dessins, presque tous de petit format,
datés et signés principalement par Wirbel et Perlin:
Une tâche pigmentée de brun plus ou moins intense au centre ayant l'aspect d'une
forme organique irrégulière et indéfinie, se détachant sur un fond de lavis plus clair
(auréole claire)
Un texte manuscrit au crayon accompagne parfois les dessins,
souvent de la main de Robert Perlin
On peut assimiler ces oeuvres à l'art brut, au tâchisme, à l'art informel, au matiérisme,
à certaines pratiques psychothérapeutiques également, le but étant de libérer visiblement la création
par l'obtention de formes aléatoires (utilisation du hasard dans l'art) qui ouvrent à l'imaginaire
Un processus de création fait à partir de la tâche qui éclabousse ou goutte sur le support,
ou encore où la matière est écrasée par divers moyens sur le papier...
Dans un geste spontané, les artistes créent ici des œuvres fortes dans lesquelles
la matière picturale prédomine.
Ces oeuvres de petit format qui seraient pour certains insignifiantes, et auraient pu être détruites
par accident depuis très longtemps ont été pieusement collectées et conservées pendant plus de 30 ans
par Robert Perlin, je pense qu'il devait y attacher un grand intérêt et y tenir beaucoup
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Véronique Wirbel
1950-1990
Véronique Wirbel
Artiste plasticienne française
« Ma peinture est un reflet de bribes de ma mémoire. Je peins l’errance,
mes voyages, l’ailleurs en cherchant le lieu où existe des oasis. »
— Véronique Wirbel
Biographie
Née en 1950, Véronique Wirbel est une artiste plasticienne française au parcours à la fois riche et discret, marquée par une grande liberté formelle et une quête introspective constante. Formée aux arts plastiques à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris, elle y occupe par la suite le poste d’assistante dans l’atelier du peintre Jacques Yankel, avec qui elle collaborera notamment à la constitution d’une importante collection d’art contemporain ivoirien dite Vohou Vohou.
Son travail, influencé entre autres par Jean-Michel Basquiat, mêle expressionnisme,
abstraction et figuration, et s’ancre dans une volonté d’explorer la mémoire, l’enfance et l’ailleurs.
Carrière et expositions
En parallèle de sa pratique artistique, Véronique Wirbel participe en 1984 à la distribution
du film Les Favorites de la lune d’Otar Iosseliani.
Son œuvre connaît un tournant important en 1987 avec la série Afrika. Souvenirs d’Afrique,
ensemble de dessins et peintures marqués par l’intensité du souvenir et de l’expérience personnelle.
En 1989, elle est sollicitée par le Fonds monétaire international pour réaliser un des cinq Portraits pour la Révolution, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, aux côtés de collectifs et artistes contemporains comme Banlieue-Banlieue, François Bricq, Benoît Luyckx et Ana Rosita Richardson.
Véronique Wirbel meurt prématurément le 14 Septembre 1990, à l’âge de 39 ans.
En 1992, un hommage posthume lui est rendu à Paris au Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie,
dans le cadre d’une exposition sur la donation Yankel à laquelle elle avait contribué.
En 2004, douze de ses dessins de la série Afrika sont exposés à la Maison populaire de Montreuil. Ses œuvres intègrent également les collections d’art contemporain du département de la Seine-Saint-Denis.
Elle réalise aussi des œuvres dans l’espace public : notamment des panneaux colorés pour la façade du groupe scolaire Antoine de Saint-Exupéry à Villepinte, dans le cadre du 1% artistique.
Œuvre et démarche artistique
L’œuvre de Véronique Wirbel se distingue par sa force émotionnelle, son indépendance esthétique
et sa densité autobiographique. Elle s’inscrit dans une tradition de la peinture comme introspection et comme exorcisme. Pour elle, peindre c’est « révéler un monde intérieur », exprimer ses émotions profondes, son enfance, ses angoisses, sa sexualité et ses souvenirs dans un « tohu-bohu extravagant » de signes, de couleurs et de formes.
Extrait de ses notes personnelles :
« J’aime l’obscurité de l’intimité, le cœur des entrailles du passé, pour me projeter vers l’ailleurs… Une évasion hors du réel présent et pesant trop souvent. »
Héritage
Peu connue du grand public, l’œuvre de Véronique Wirbel mérite aujourd’hui une redécouverte. Son intransigeance artistique, son refus des compromis, sa liberté formelle et son univers profondément poétique la placent aux côtés des artistes singuliers qui ont marqué l’art contemporain français des années 1980.
Extrait des cahiers de notes de Véronique Wirbel :
« Je m’intéresse au « non dit » ce qui n’est pas totalement manifesté ou décrit. J’aime l’obscurité de l’intimité, le coeur des entrailles du passé, pour me projeter vers l’ailleurs, à la poursuite des jeux d’enfance et la sauvegarde des émotions. Une évasion hors du réel présent et pesant trop souvent.
La peinture ! C’est tellement chargé ! Je me sens si petite face à ce mot, comme dans un vêtement trop grand ! Tant et tant de grand artistes ont peint des chefs d’oeuvre ! En fait, je barbouille, et après tout ,
c’est peut -être pas si mal déjà. Peut-on apprivoiser les comètes ?
Ma peinture est chargée d’ éléments autobiographiques, presque tous liés à l’enfance,
période extrêmement précieuse pour moi…..
L’exercice de la peinture met en valeur nos faiblesses, nos amours, nos aspirations, nos craintes, nos terreurs. C’est la révélation d’un monde intérieur.
Ce qui est bien en peinture, c’est de pouvoir faire ce qui autre part est considéré comme contestable.
On peut gribouiller, crier et hurler des signes et des tâches, on peut se perdre dans un vertige de couleurs et de formes, un tohu-bohu extravagant, oser et braver les interdits, vivre sa sexualité sans retenue.
Il n’y a pas de freins, ni morale, si ce n’est soi-même et sa propre incompétence
à traduire ses sentiments et ses pensées ».
Pour en savoir plus:
Monographie sur l'artiste :
Georges Boudaille. Wirbel (comment apprivoiser les monstres ? passeport 89-90)
. 1990 Edition : Colombes / France
Les oeuvres présentées ici sont certainement parmi les dernières réalisées
par l'artiste, quelques mois ou semaines seulement avant sa mort
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Robert Perlin
1925-2022
Robert Perlin (1925–2022)
Peintre et aquarelliste français
Né le 27 août 1925 à Montreuil-sous-Bois, Robert Perlin débute son parcours artistique en 1950,
en suivant les cours du soir de dessin et de peinture proposés par la Ville de Paris. En 1958, il approfondit sa formation aux Arts appliqués, intégrant l’atelier de sculpture de Maurice de Bus.
En 1973, il rejoint l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris comme professeur assistant dans l’atelier de Yankel, fonction qu’il occupera pendant dix ans. Son engagement dans la transmission artistique accompagne une pratique soutenue de la peinture, nourrie d’expositions personnelles et
collectives à travers la France.
Ses premières expositions remontent au début des années 1960 : il participe au Salon national des
Beaux-Arts de Paris en 1961, expose en 1962 à la Galerie Montmorency, puis présente sa première exposition personnelle en 1963 à la Galerie Transposition, qui l’accompagnera plusieurs années.
Les décennies 1960 et 1970 marquent un intense cycle d’expositions : Galerie Simone Boudet à Toulouse (1964), Galerie Tharin à Lille (1970), Galerie Lamaison à Saint-Rémy-de-Provence (1972),
Galerie Bonaparte à Paris (1976), entre autres.
À partir des années 1980, Robert Perlin entretient une collaboration étroite avec les galeries
parisiennes Peinture Fraîche et Caroline Corre, qui accueillent plusieurs de ses expositions personnelles (1986, 1990) et collectives (1988, 1989). Il participe également à divers festivals artistiques, tels que
Barjac (1969, 1970), Avignon (1973), Laon (1982), ou encore à la Galerie Saint-Honoré (1970)
et à la M.J.C. d’Orléans (1971).
Sa présence dans les grands salons parisiens est constante : Biennale de Paris (1962), Jeune Peinture (1965), Salon de Mai (1967, 1968, 1973, 1974), Salon Comparaison (1976, 1981, 1990).
En 1981, une de ses œuvres est exposée au Centre Pompidou. Il sera également invité
à la Galerie Antoine de Galbert à Grenoble en 1988.
Une reconnaissance institutionnelle vient en 1994, lorsque le Ministère de la Culture lui commande une
œuvre dans le cadre de la restauration de la Grande Galerie de l’Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. La même année, il consacre une exposition à son travail d’aquarelliste dans le village d’Arcis-le-Ponsart, où il travaille depuis longtemps.
En 1996, il participe à une exposition collective organisée par la Fondation Pernod-Ricard, et en 1999,
il célèbre "50 ans de peinture" à la galerie Peinture Fraîche. Il y exposera encore au début des années 2000, notamment en duo avec Philippe Judlin en 2014 et 2016. En 2000, certaines de ses œuvres sont présentées à New York à la galerie Carrie Haddad, lors d’une exposition d’artistes représentés par Peinture Fraîche.
Artiste discret, Robert Perlin a su s’imposer durablement par une œuvre sensible et exigeante,
alliant rigueur formelle et poésie. Il s’est éteint le 6 mars 2022, dans sa ville natale de Montreuil-sous-Bois, fidèle à son engagement artistique jusqu’au bout.
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Nous vendons ici
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Un dessin informel signé
Robert Perlin
Description visuelle
Technique Mixte:
tache brunâtre ou sépia (lavis, pigments, brou de noix ?), sur fond plus clair et fluide
sur papier vergé.
Motif central : Une forme organique et irrégulière
A noter
Dans ce dessin la forme centrale est inhabituellement très pâle
(papier délavé volontairement?)
presque effacée
Écriture manuscrite à l'encre bleue ou noire
En bas de la feuille, on peut lire :
" Pierre levant le bras - Signature de Perlin - Mars 91"
Format : Petit format, environ 10 x 16 cm
(bords irréguliers)
Bon état général, correctement conservé, feuillet un peu jauni,
salissures diverses, plis mineurs divers ou traces de manipulation habituelles,
sans rousseurs
Provenance
Ancienne Collection et fonds d'atelier de de Robert Perlin
(Montreuil - France)
cf. Visuels...
Très Rare.
Oeuvre ancienne Originale unique signée par l'artiste !
Ceci n'est pas une reproduction...