porte-plume ancien à hélice (ou porte-plume automatique). le manche est à restauré car plié
C’est un instrument d'écriture assez ingénieux qui était très utilisé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Voici comment il fonctionne et ce qui le rend particulier :
La partie torsadée que vous voyez sur la gauche n'est pas juste décorative. À l'intérieur du manche, il y a souvent un pas de vis. En faisant coulisser une bague ou en tournant une partie du manche, on peut faire rentrer ou sortir la plume (située à droite). Cela permettait de protéger la plume métallique lorsqu'on ne s'en servait pas et d'éviter de tâcher ses poches ou son sac avec de l'encre.
Le manche : Il semble être en métal (peut-être du laiton argenté ou de l'argent massif selon les poinçons, ou même du métal blanc).
La douille : La partie à droite tient la plume amovible.
La plume : C'est une plume métallique classique "sergent-major" ou similaire, que l'on trempait directement dans un encrier.
Ce genre d'objet est aujourd'hui recherché par les collectionneurs de scriptophilie (objets liés à l'écriture).
L'état : Le vôtre semble avoir une jolie patine, mais le métal est un peu oxydée
On devine sur la bague noire (et probablement sur la plume elle-même) l'inscription "BLANZY-POURE".
Histoire : C'était la plus grande manufacture française de plumes métalliques, basée à Boulogne-sur-Mer.
Époque : Cette entreprise a dominé le marché de la fin du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe. Elle a fusionné avec Gilbert en 1931 pour devenir "Gilbert & Blanzy-Poure".
Le chiffre "244" gravé sur le métal est le numéro de modèle.
Chez Blanzy-Poure, le modèle 244 correspond souvent à la célèbre plume "Départementale" ou à une variante de la "Sergent-Major".
C'était une plume polyvalente, très utilisée dans les écoles et les administrations françaises pour sa souplesse et la finesse de son trait.
Le porte-plume semble complet. La bague noire que vous voyez sert à maintenir la plume bien en place.
Petit conseil : Si vous voulez essayer de l'utiliser, ne frottez pas trop fort le métal. Un simple chiffon doux avec un peu de produit pour l'argenterie (si c'est du métal argenté) suffira à lui redonner de l'éclat sans effacer les gravures historiques.
C'est un bel objet de patrimoine scolaire et administratif français !