[COMPOSITIONS FLORALES - EXPOSITION INTERNATIONALE - ARTS DECORATIFS - 
ART DECO 1925 - PLACE DES FEMMES DANS L'ART]

Exposition internationale des
 arts décoratifs et industriels modernes
 
Organisateur: Charles Plumet
Nombre de pays Participants: 18
Localisation Paris
 
Date d'ouverture 28 avril 1925
Date de clôture 8 novembre 1925
 
La création artistique en France pendant les Années folles est marquée par l'organisation
 de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes 
qui se tient à Paris d'avril à novembre 1925 (à l'origine, l'exposition devait se terminer le 25 octobre,
 mais comme elle avait été visitée par plus de 16 millions de personnes à la fin du mois d'octobre, elle a été prolongée jusqu'au 8 novembre). Située entre l'esplanade des Invalides et les abords des
 Grand et Petit Palais, l'Exposition regroupe les pavillons des régions de France 
et des grandes nations invitées.

Quatre mille personnes assistent à l'inauguration le 28 avril. 
Des milliers de visiteurs se pressent chaque jour dans les allées pendant les six mois de manifestation.

Histoire
Le peintre Charles Dufresne résume l'esprit général en disant que « L'art de 1900 fut l'art du domaine 
de la fantaisie, celui de 1925 est du domaine de la raison ». Cette tendance générale s'exprime au travers de deux mouvements opposés : le style Art déco et l'avant-garde internationale
 (dite aussi modernisme ou Style international).

Le style Art déco prend son essor avant la Première Guerre mondiale contre les volutes
 et formes organiques de l'Art nouveau. Il consiste initialement en un retour à la rigueur classique 
sur le modèle de la Sécession viennoise : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés), pierre de taille (sans aucun effet pittoresque). Le décor, encore très présent, n'a plus la liberté des années 1900 ;
 il est sévèrement encadré et son dessin s'inspire de la géométrisation cubiste.

Les présidents des trois sociétés culturelles actives dans le domaine des arts 
décoratifs – l’Union centrale des Arts décoratifs, la Société des artistes décorateurs et la
 Société d’encouragement à l’art et à l’industrie – expriment conjointement le vœu que le gouvernement réalise cette exposition en 1915.

Finalement, l’exposition, programmée en 1915, repoussée à 1916, ajournée
 pour cause de guerre à 1922, puis en 1924, aura enfin lieu en 1925.

L'Exposition de 1925 marque dans ses différents pavillons l'apogée de ce premier style
 architectural Art déco, qui s'exprime d'abord par une réinterprétation des modénatures ornant 
les volumes, auxquelles appartiennent les pavillons des grands magasins parisiens, 
où s'exposent surtout les dernières tendances du mobilier (Grands magasins du Louvre,
 Au Bon Marché, etc.). Ceux des magasins du Printemps et des Galeries Lafayette, formellement 
plus audacieux, ainsi que le pavillon du collectionneur sont les pavillons français les plus remarqués, 
et annoncent, avec les pavillons autrichien de Josef Hoffmann, tchèque ou danois, ainsi que le pavillon du tourisme de Robert Mallet-Stevens et son campanile emblématique, le style Art déco plus géométrique qui va triompher à l'Exposition universelle de 1937. Les arbres cubistes en ciment armé signés par ce dernier architecte, avec les sculpteurs Jean et Joël Martel, défraient la chronique. 

D'autres attractions ponctuent l'Exposition, telles que les portes monumentales, 
dont celle de la Concorde, les fontaines lumineuses, comme celle en verre de Lalique, de plusieurs mètres de haut, ou les vases monumentaux du pavillon de la manufacture de Sèvres.

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L'appellation Art déco sous-entend une volonté de style décoratif.
 Pourtant deux tendances se distinguent : les contemporains et le vieux décor des années 1900 
(Jacques-Émile Ruhlmann) et les partisans du modernisme, du style international, du purisme. 
La spécificité du créateur Art déco est qu'il est considéré comme un « ensemblier », il doit créer la totalité de la pièce choisie, du sol au plafond, il doit concevoir harmonieusement architecture et mobilier, accessoires.

Le Corbusier, pour le Pavillon de l'Esprit Nouveau qu'il conçoit en juillet 1925 
avec son cousin Pierre Jeanneret à l'occasion de l'Exposition, réalise également 
l'ensemble du mobilier qu'il nomme plutôt « équipement », sortes de casiers standards, incorporés 
aux murs ou modulables. Le Pavillon de l'Esprit Nouveau est un bâtiment éphémère, illustrant
 les concepts du purisme et de la revue Esprit Nouveau fondée par Amédée Ozenfant et Le Corbusier en 
1920. À l'intérieur de la cellule d'habitation, des œuvres picturales de Léger (La balustre), 
Ozenfant, Juan Gris, Pablo Picasso et Le Corbusier (Nature morte de l'Esprit Nouveau) sont exposées.

Quant à Ruhlmann, il réalise à l'occasion de l'Exposition, le Pavillon du Collectionneur, 
en s'entourant d'un bon nombre d'artisans et d'artistes. Pierre Patout conçoit la structure du bâtiment, de style plutôt classique : avancée arrondie côté jardin, frises ornées de bas reliefs, saillie du salon ovale, colonnes simplifiées (sans base ni chapiteau). La décoration intérieure, luxueuse, élégante, de grande qualité, revient à Ruhlmann qui encombre les pièces de meubles, d'objets raffinés et précieux, inspirés du style du XVIIIe siècle. Ce pavillon suscite l'admiration de tous les visiteurs et est alors considéré 
comme le summum du bon goût français.

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Paris 1925 : l’exposition mythique qui a révélé les splendeurs de l’Art Déco
Arts et Expositions Par Jean-François Lasnier le 17.10.2025
 
Une modernité sans rupture est-elle possible ? C’est la conviction de la plupart 
des participants à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925. Un siècle après, plusieurs expositions à Paris célèbrent ce moment clé, où l’aspiration à la nouveauté 
rencontre l’attachement à la tradition française.

Le 28 avril 1925, ouvre enfin à Paris l’« Exposition internationale des arts décoratifs et industriels ». 
Annoncée depuis plus de dix ans, elle avait été plusieurs fois reportée, notamment en raison de la guerre. Avec le soutien du ministère du Commerce, ce projet a été pensé pour mettre en scène l’excellence des arts français et répondre en différé aux créateurs allemands membres du Werkbund, qui avaient marqué le Salon d’Automne de 1910. Comme le rappellent diverses rétrospectives cette année, comme celle de la Cité de l’Architecture, reprendre la flamme du moderne en réaffirmant un solide ancrage dans la tradition,
 tel était en quelque sorte le message.

Une anthologie de l’architecture
Mais celui-ci pouvait donner lieu à des interprétations très variées, dont il est néanmoins 
possible d’extraire une forme d’unité. Elle tient à une approche intégrée de l’architecture et du décor (sculpture, céramique, mosaïque, ébénisterie…), sous la houlette des ensembliers. 
Jacques-Émile Ruhlmann et Paul Follot furent les représentants emblématiques de cette profession essentielle au déploiement du nouveau style. Un style qui n’a pas de nom et se considère comme une expression de la modernité. Le terme d’Art Déco, avec toutes les simplifications qu’il impose, 
n’apparaîtra en effet que dans les années 1960.

Ce ton moderne s’affiche dès l’entrée de l’exposition, place de la Concorde, où l’architecte 
Pierre Patout a dressé huit piliers monumentaux, comparés à un gazomètre par les railleurs. 
Vingt-cinq pays invités, les régions et villes de France, mais aussi des grands magasins ont dressé leurs pavillons sur quelque vingt-trois hectares, de la Concorde au pont de l’Alma, et du rond-point des Champs-Élysées aux Invalides. Du régionalisme aux multiples variantes du modernisme, en passant par l’exotisme, l’exposition se présente comme une véritable anthologie de l’architecture du temps. 

Les partisans de la table rase sont là, Le Corbusier et son Pavillon de l’Esprit Nouveau
 ou encore Constantin Melnikov et le pavillon constructiviste de l’URSS. 
Mais, conformément à l’objectif recherché, les tenants du luxe à la française triomphent. Ateliers d’art et ensembliers sont regroupés sur l’esplanade des Invalides.

Avant même de pénétrer dans les pavillons, leur architecture pose les bases d’un style dont il n’est pas difficile de retrouver l’origine dans le Théâtre des Champs-Élysées (1913) d’Auguste Perret et
 Henry Van de Velde. L’historien Philippe Rivoirard y voit « une architecture singulière, jouant volontiers 
d’une géométrie simplifiée, usant des redans, abusant des angles abattus et autres pans coupés,
 reprenant, stylisés, les motifs classiques de la corbeille de fruits ou de la fontaine,
 ponctuant les vides et les aplats de décors et de sculpture ».

Puis entrent en scène les arts décoratifs. Dans ce domaine, l’Hôtel du Collectionneur 
fait figure de manifeste. Pour ce pavillon dessiné par Patout, Ruhlmann a mobilisé une quarantaine d’artisans d’art, parmi les meilleurs, pour offrir un somptueux décor, où la virtuosité technique exalte 
la préciosité des matériaux : ébène de Macassar, ivoire, galuchat… 
L’ensemblier imagine là une œuvre d’art totale, associant en un ensemble unique architecture, 
décor intérieur, mobilier, sculpture, peinture et objets d’art. Autre réalisation majeure, l’Ambassade française
 a été pilotée par la Société des artistes décorateurs, qui a confié chacune des pièces à un de ses sociétaires. Le lieu ressemble à un catalogue des tendances à la mode, entre l’inspiration rococo d’André Groult,
 le classicisme sévère de Pierre Chareau et le modernisme puriste de Robert Mallet-Stevens.

Un art antisocial
La splendeur de ces créations enthousiasme les visiteurs, mais ne s’en attire pas moins quelques 
critiques sévères. Comme celle de Waldemar-George, qui fustige un art décoratif « antisocial »
 et « antidémocratique ». « L’art décoratif moderne semble faire fi de la clientèle populaire.
 Il méconnaît ses besoins. Il produit pour les riches. » Selon le critique d’art, « architectes et meubliers méconnaissent le triple principe d’économie : économie d’argent, économie de place, économie de matière qui régit la vie contemporaine ». Interrogé par la revue « La Construction moderne », Ruhlmann 
avait répondu à ces critiques : « Le mouvement en faveur d’un art de notre époque dans le meuble moderne et dans la décoration des intérieurs n’aura son plein développement qu’autant que la masse, c’est-à-dire 
la classe moyenne, sera intéressée par une mode établie par l’élite fortunée ».

Il soulignait au passage « l’effort considérable » des grands magasins parisiens. Dans un contexte où s’affrontent les tenants d’un artisanat de luxe et les partisans d’un art décoratif moderne plus démocratique, ces enseignes bien connues (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché…) jouent un rôle essentiel. 
En effet, elles ont toutes développé des ateliers intégrés de fabrication de mobilier et d’arts décoratifs, 
dont la manifestation de 1925 permet de promouvoir le savoir-faire. Leurs pavillons sont une autre curiosité de l’Exposition, notamment celui du Printemps, Primavera, construit par Henri Sauvage et Georges Wybo.

De nouveaux modes de vie
Le succès de l’exposition donne un coup d’accélérateur à la diffusion de la nouvelle esthétique. 
En France, évidemment, mais aussi dans le monde entier, de l’Amérique à l’Asie. Dans notre pays, plusieurs circonstances favorisent cette expansion, à commencer par la reconstruction des régions dévastées par la Première Guerre mondiale, à Saint-Quentin, par exemple, ou à Reims. Les programmes concernés participent souvent de l’émergence d’une nouvelle société, avec son cortège d’équipements de loisirs (cinémas 
et théâtres, casinos, stades et piscines). La croissance démographique et l’essor urbain appellent aussi 
de grands projets : logements collectifs, hôtels de ville, écoles et lycées, gares, hôpitaux… 
L’étiquette « Art Déco » posée postérieurement sur toutes ces réalisations a eu une fâcheuse propension à uniformiser une production marquée au contraire par une prodigieuse diversité. Car, selon le contexte local ou les contraintes programmatiques, le nouveau style s’hybride avec d’autres tendances, aussi bien le régionalisme ou l’historicisme que le fonctionnalisme.
 
Ce vaste mouvement de construction est marqué par une adhésion sans équivoque aux innovations techniques. Si architectes et décorateurs s’activent à maintenir dans la forme le lien vivant entre passé et présent, les méthodes, elles, témoignent d’un authentique pragmatisme. La structure en béton armé s’impose largement pour des questions d’efficacité, même si elle est ensuite habillée d’une grande variété de parements. Le béton sert aussi à fabriquer des ornements moulés, tandis que des artistes comme Carlo Sarrabezolles s’essaient à la sculpture dans le béton frais. On utilise du verre de série pour des vitraux, tandis que l’omniprésence du fer forgé est favorisée par le recours à des procédés industriels comme la soudure autogène ou l’usage de la presse et du marteau-pilon. C’est bien cette synthèse entre aspiration à une tradition revivifiée et adoption des techniques modernes qui caractérise l’Art Déco.
 

Fantômes de 1925
Que reste-t-il de l’Exposition de 1925 ? Peu de choses hélas ! Les pavillons avaient une vocation 
éphémère, ils ont donc été démontés. Quant à leur contenu, il a été dispersé au gré des opportunités. 
Le bureau aménagé par Chareau à l’Ambassade française se trouve ainsi au musée des Arts décoratifs de Paris, quand l’immense toile représentant Les Sports d’Henri Marret pour la Cour des métiers orne un lycée de Saint-Brieuc. Le seul élément architectural conservé, c’est la Pergola de la France qui ornait ce même pavillon. Sur le thème des légendes celtiques, un aréopage de sculpteurs, parmi lesquels Pompon,
 les frères Martel ou Ossip Zadkine, a réalisé seize plaques décoratives. Cette pergola se trouve
 aujourd’hui dans le square de la Douce France à Étampes. 

Un rayonnement mondial
La recette sera identique dans le reste du monde. L’Art Déco est « sans doute le premier style 
véritablement international », souligne Emmanuel Bréon dans le catalogue d’une précédente exposition à la Cité de l’architecture. Et les artistes français en sont les premiers promoteurs. Ruhlmann et Jules Leleu ouvrent des succursales aux États-Unis, tandis que des architectes font carrière dans des pays lointains, comme Paul Veysseyre à Shanghai, puis en Indochine. Plus qu’aucune autre contrée, l’Amérique du Nord 
a été la terre d’élection de l’Art Déco. Les plus célèbres monuments de New York en sont les témoins, de l’Empire State Building au Rockefeller Center, chantiers sur lesquels collaborent Français et Américains. 
Ces chefs-d’œuvre, qui proposent une interprétation très rutilante de ce style, sont devenus aussitôt des icônes de la ville. Et c’est là la force de l’Art Déco qui, de produit d’importation,
 se mue en marqueur identitaire.

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A suivre quelques rarissimes dessins originaux
Grandes Compositions florales "Art-Déco"
signées par l'artiste


Marthe RAMONDOU
1899- ?

Née à Albi le 18 Novembre 1899 à Albi (Tarn), est diplômée avec mention "Très bien" du 
Conservatoire National des Arts et métiers (de 1919 à 1922); elle y
 enseignera très rapidement par la suite, avant de revenir vivre dans sa région d'origine

En 1925 elle participe à l'Exposition Internationale des Arts décoratifs de Paris,
et se voit attribuer en tant que collaboratrice du Conservatoire National des Arts et métiers, 
une prestigieuse médaille d'Or

Nous vendrons par la suite un petit ensemble de ses travaux graphiques, contemporains de l'exposition de 1925 (compositions florales Art Déco, textiles) 

Enfin, nous proposerons à la vente dans notre boutique ebay des travaux ultérieurs, dans un autre style,
 où elle montre également une grande maîtrise, sur des  thèmes auxquels elle s'intéresse 
(par exemple quelques études au fusain et craie d'art sur les Gisants et Tombeaux de la 
Renaissance) ou encore des interprétations à la gouache 
et aquarelle d'oeuvres de Pierre Siméon Chardin  

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Nous vendons ici:

Un superbe dessin original sur papier beige,
au crayon, gouache et aquarelle dans les tons jaunes, verts, gris, bleu
Composition florale originale

Maïs
Epis, feuilles et tiges

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EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DÉCORATIFS 
ET INDUSTRIELS MODERNES, PARIS 1925

Dessin finement exécuté
 Planche signée Marthe Ramondou à la plume, 
non datée (1921/1925)
 

 Il s'agit sans doute ici d'un projet de papier peint, 
textile ou autre motif décoratif (Art appliqué)

Ce dessin stylisé a certainement été présenté 
à l'exposition des Arts Décoratifs en 1925
 

Feuillet papier teinté beige de type Canson 

 Format du papier dessin beige
 environ 54 x 36 cm 

 
 Papier de type Canson

Dessin, aquarelle, crayon, gouache
 
 Etat : 

Bien conservé, propre

Bon état général, dans l'ensemble propre, minimes salissures, 
sans rousseurs ; papier un peu jauni, comme toujours, quelques ondulations 
ou rides sur le papier sans grande gravité, plis divers mineurs sur coins ou bords, marques et frottements divers, traces de manipulation diverses, ou micro-déchirures sans grands 
manques sur bords, bel aspect général

Plis et petites déchirures sans manques sur bord inférieur du feuillet
Quelques petits trous d'épingle aux quatre coins

Absolument introuvable!
Oeuvre tout à fait emblématique du syle 
"Art Déco"
 
cf. visuels...
 
 
Très Rare Document original authentique, ceci n'est pas une reproduction...

 vendu en l'état décrit, tel que trouvé...
 

 

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