Masque facial sculpté dans un bois mi-dense, des Ibibio installés au sud-est de la Cross River au Nigeria. Ce masque dit de la société Ekpo, la société des fantômes, usurpait l’identité d’un esprit temporairement revenu au pays des vivants. Ekpo est aussi le nom donné à l’association masculine qui invoque les esprits des ancêtres et organise justice et police chez les Ibibio.
Populations exogames, les Ibibio surtout identifiés par leur dialecte éponyme se confondent avec leurs voisins les Eket, Oron, Anang, Enyong et Efik. Au-delà des confusions possibles avec ces voisins, les Ibibio ont fait perdurer des rites permettant de les identifier. Leur art reste aussi très identitaire, souvent reconnu à travers des masques aux formes tourmentées, pour évoquer la peur de l’au-delà ou bien combattre des maladies telle que le pian