Maurice Pujo
Journaliste, homme politique
Action française
Ligue de la patrie française
Condamnation : Indignité nationale
Maurice Pujo, né le 26 janvier 1872 à Lorrez-le-Bocage-Préaux (Seine-et-Marne)
et mort le 6 septembre 1955 à Ferrières-en-Gâtinais (Loiret), est un journaliste et homme politique français.
Il a fondé les Camelots du roi.
Éléments biographiques
Maurice Pujo.
Alexis Maurice Pujo est le fils d'Alexis Etienne Pujo et de Marie Augustine Adrienne Gabrielle Colomb.
Pujo fut critique musical et ami du compositeur Guillaume Lekeu.
Il fut d'abord un philosophe républicain plutôt de gauche (salué dans un article par Jean Jaurès en 1894).
Il est l'un des fondateurs de la Revue jeune, qui devient bientôt L'Art et la vie (1892-1897), codirigée un temps par Gabriel Trarieux, époque durant laquelle il fréquente de nombreux artistes (dont le symboliste suisse Carlos Schwabe). Il appartient à un cercle d'intellectuels de tous horizons politiques, philosophiques et spirituels
qui fondent l'Union pour l'action morale en 1893 sous la houlette de Paul Desjardins.
Il publie L'idéalisme intégral. Le règne de la grâce (1894) chez Alcan et se veut proche de la pensée de Nietzsche. Quelques années plus tard, l'Union se transforme en Union pour la vérité et prend parti pour la défense du capitaine Dreyfus. À ce moment-là, par réaction nationaliste, Henri Vaugeois et Maurice Pujo quittent ce cercle pour fonder, le 8 avril 1898, le premier comité d'Action française qui deviendra en 1899 l'Action française
(Revue d'Action française), mouvement politique nationaliste, puis également monarchiste lorsque Charles Maurras convertit ses dirigeants (Pujo et Vaugeois) vers 1900.
Maurice Pujo codirige, entre 1908 et 1944, le quotidien homonyme L'Action française.
Il fonde les Camelots du roi le 16 novembre 1908. Le 5 septembre 1928, il épouse à Paris
Élisabeth Bernard (1896-1989), avec qui il aura deux enfants, Pierre et Marie-Gabrielle.
Durant l'occupation de la France par l'armée allemande (1940-1944), Maurice Pujo continue à diriger l'Action française avec Charles Maurras, soutenant le régime de Vichy. Après la libération de Lyon, le 5 septembre 1944, Pujo et Maurras sont incarcérés et inculpés pour intelligence avec l'ennemi.
À la suite de leur procès devant la Cour de justice du Rhône, Pujo est condamné à cinq ans de prison (et Maurras, à la réclusion à perpétuité) et l'indignité nationale.
Les deux hommes sont détenus à Riom jusque 1947, puis à la centrale de Clairvaux.
Libéré, Maurice Pujo dirige la revue Aspects de la France de 1951 à 1955 (devenue plus tard le bimensuel L'Action française 2000, dirigé par son fils Pierre Pujo, puis par sa fille Marielle).