Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960).Vieille maisonrue Saint-RomainAquarelle, fusain et rehaut de blanc | Description : Pierre Le Trividic Vieille maison rue Saint Romain Aquarelle, fusain et rehauts de blanc Sous Marie-Louise Provenance : Collection particulière. Signature : Signée en bas à gauche. Titre : Une rue à Rouen Date de création : Années 1930 Dimensions : Oeuvre : 31 X 23 cm Cadre : 37 X 29 cm Condition : Trace de restauration suite à déchirure en bas à droite. |
Pierre Le Trividic 1898 – 1960Peintre Post Impressionniste de l'École deRouen, dessinateur, illustrateur…Né à Rouen, Pierre Le Trividic suit les cours del'école des Beaux-Arts dans la section d'architectureoù il remporte tous les premiers prix. C’est donccomme architecte qu’ il s'installe en 1926 rue Thiers.Mais parallèlement, il s’adonne à sa passion pour le dessin et la peinture.Il expose régulièrement. Le Musée des Beaux-Arts et L’Etat acquièrent ses œuvres.Le Trividic est également dessinateur dans la presse locale. Peintre desRouenneries par excellence, il s'inspire de faits divers. Sans aller jusqu’à lacaricature, ses pochades, parfois un brin satiriques, résument à elles seulesavec virtuosité le sujet traité. C’est le terme de “chroniqueur” qui définitprobablement le mieux Pierre Le Trividic. Son œuvre n’est rien d’autrequ’une histoire, établie au jour le jour durant près des quarante annéesque furent celles de sa carrière.Ouvert à toutes les expressions artistiques, il est aussi illustrateur d'ouvrages,affichiste, graveur… Il décore les murs de la piscine Gambetta et ceux ducargo mixte "Le Rouennais", dessine le jardin du Parc Municipal de Oisselou encore les vitraux de la chapelle de l’hôpital de Dieppe…C’est indéniablement dans les formes d’expression les moins figées qu’ilexcelle. Son talent et sa fantaisie se révèlent dans le mouvement, et c’estce qui lui vaut le surnom de “TOULOUSE-LAUTREC DE LA NORMANDIE”.Sa production est énorme : près de 2 000 huiles, des milliers de croquis,des centaines d’aquarelles...Chroniqueur est le terme qui définit le mieux Pierre Le Trividic. Son œuvre n’est en effet rien d’autre qu’une histoire de Rouen, une histoire au quotidien, établie au jour le jour durant près des quarante années qui furent celles de sa carrière. Inlassable observateur de cette ville à la noblesse ancienne, et résonnante déjà de modernité, Le Trividic a traduit, d’une main expressive et alerte de chorégraphe, l’atmosphère de ses ruelles voûtées par les âges qui ignorent, à l’ombre majestueuse de ses édifices gothiques – fragiles héritages des temps médiévaux –, l’activité incessante de son port, des cargos en partance, des remorqueurs poussifs, des déchargements laborieux et bruyants, de ces marins du bout du monde qui trouvent le repos dans quelque estaminet enfumé. Autant de motifs qu’il saisit, d’un œil à la fois tendre et amusé, authentique et humain et recompose, avec humilité et passion, pour en « dresser » la vie, tel un architecte dressant les plans d’une construction, en fonction des réalités du lieu. La comparaison paraît arbitraire, au vu de ses œuvres spontanées et libres qui ne relèvent en rien de cette rigueur mathématique inhérente à l’art de la pierre. Son talent réside principalement dans l’acuité de Le Trividic à choisir, parmi toutes les techniques qu’il maîtrise, celle qui, chaque fois, lui permettra d’aller à l’essentiel. Aujourd’hui, aucune étude sur le Rouen de l’entre-deux-guerres et des années 50 ne saurait ne pas tenir compte de ce témoignage précieux, précis et vivant que constitue l’œuvre de Pierre Le Trividic, le chroniqueur. Caroline Larroche | |
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