Descriptif (ch)
Ces poètes oubliés : François Coppée
Son premier recueil, Le Reliquaire (1866), fait de lui l'un
des piliers des Parnassiens, mouvement artistique valorisant la retenue,
l'impersonnalité et la forme, par opposition au lyrisme subjectif et
sentimental du romantisme. Rapidement, il glisse vers une poésie du quotidien
avec son deuxième recueil Les intimités en 1868, et en parallèle, écrit des
pièces de théâtre à succès.
Poète sensible et réaliste, capable d'évoquer la nature («
La Mort des oiseaux ») comme la vie dans les rues de la capitale (« À Paris, en
été »), François Coppée est décrit par certains comme le poète des humbles. Si
la métrique de ses textes est parfaite, l'émotion exprimée est parfois à la
limite du cliché sentimental : « Sa poésie a été ce qu'était sa personne même,
familière et cordiale », explique son contemporain Henri Chantavoine, tout en
soulignant la grande popularité de l'auteur à l'époque.
Editions Alphonse Lemerre
1891
9 Volumes
Format 10,5*16,5 cm,
221p, 236p, 282p, 225p, 193p, 331p, 253p, 323p, 245p.
Agrémenté d'un frontispice de l'auteur par Rajon gravé par Salmon
Superbe reliure éditeur demi chagrin à coins
Superbes Dos à nerfs et caissons richement dorés
Style romantique
tranches de tête dorées











François Coppée, né le à Paris] et mort le dans la même ville[], est un poète, dramaturge et romancier français.
Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Poète de la tristesse à la vue des oiseaux qui meurent en hiver (La Mort des oiseaux), du souvenir d'une première rencontre amoureuse (« Septembre, au ciel léger »), de la nostalgie d'une autre existence (« Je suis un pâle enfant du vieux Paris ») ou de la beauté du crépuscule (« Le crépuscule est triste et doux »), il rencontra un grand succès populaire.
La réimpression d’une série d'articles brefs sur des sujets divers, intitulée Mon franc-parler, parut de 1893 à 1896 ; en 1898 vint La Bonne Souffrance, le résultat de son retour à l'Église catholique, qui lui valut une grande popularité. La cause immédiate de son retour à la foi fut une grave maladie qui le fit deux fois approcher de la mort. Jusqu’alors il avait manifesté peu d'intérêt pour les affaires publiques, mais il rejoignit la section la plus exaltée du mouvement nationaliste, en même temps qu’il continuait à mépriser le système de la démocratie. Il prit une part importante aux attaques contre l’accusé dans l'affaire Dreyfus et fut un des créateurs, et président d'honneur, de la fameuse Ligue de la patrie française, fondée par Jules Lemaître et sa maîtresse, Madame de Loynes, et où il retrouve un ami, Paul Bourget, déjà croisé aux dîners des Vilains Bonshommes et dont il est parrain lorsque ce dernier entre à l'Académie française.
Alphonse-Pierre Lemerre, né le à Canisy[] et mort le dans le 16e arrondissement de Paris], est un éditeur français réputé pour ses éditions des poètes parnassiens.
Il lance de nombreuses collections : la « Bibliothèque d'un curieux » créée en 1867 qui réédite des auteurs oubliés, la « Collection Lemerre » proprement dite, lancée en 1868, qui comprend des classiques français ; la « Petite Bibliothèque littéraire » lancée la même année, sur le même principe mais en format réduit et ouverte aux auteurs étrangers, puis plus tard aux chefs-d’œuvre de la littérature française contemporaine (Anatole France, Auguste Molinier, Louis Petit de Julleville, etc.) ; la « Bibliothèque illustrée », la « Bibliothèque dramatique », la « Petite collection pour la jeunesse », les « poèmes nationaux », des livres d’enseignement, etc.
Il fut maire de Ville-d'Avray, tendance républicain et anticlérical.
Le Parnasse, ou mouvement parnassien, est un mouvement poétique apparu en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le mouvement tire son nom du recueil poétique Le Parnasse contemporain publié entre 1866 et 1876 par l’éditeur Alphonse Lemerre. Le terme parnasse, dans son usage commun, désigne la poésie en général et les poètes.
Le mouvement parnassien apparaît en réaction au lyrisme subjectif et sentimental du romantisme. Ses principes sont la valorisation de l’art poétique par la retenue, l’impersonnalité et le rejet de l’engagement social ou politique. L’art n’aurait pas à être utile ou vertueux et le but en serait uniquement la beauté : le slogan « L’art pour l’art » de Théophile Gautier, considéré comme précurseur, est adopté. Ce mouvement réhabilite aussi le travail acharné et minutieux de l’artiste en utilisant souvent la métaphore de la sculpture pour symboliser la résistance de la « matière poétique ».
Paul Adolphe Rajon né le à Dijon (Côte-d'Or)] et mort le à Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise) est un peintre et graveur français.
La production gravée de Paul Rajon comprend environ 200 pièces dont un quart de premier plan qui continueront à être proposés aux amateurs et lecteurs jusqu'au début des années 1920.
Selon les sources, Paul Rajon était un bourguignon de caractère grave, laborieux, consciencieux[], un homme très simple, facile, aimable et point prétentieux, dont toute la vie se passait à élever sa nièce et soutenir sa mère]. Sur le plan professionnel, Paul Rajon est décrit comme très doué pour la gravure qu'il pratiquait sans effort], ne laissant rien apparaître dans ses œuvres qui sentent l'à-peu-près ou l'improvisation hâtive.
Émile Frédéric Salmon, né le à Paris et mort le à Forges-les-Eaux[], est un graveur, illustrateur et sculpteur français.
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