TINTIN

Édition non officielle dite pirate, vendue comme objet de collection pour tintinophile averti

Exemplaire recherché pour son intérêt documentaire dans l’histoire des fac-similés et éditions parallèles de Tintin

NUMÉROTÉ 392/400

Bel exemplaire de collection de Tintin au pays des Soviets, en fac-similé non officiel dit “pirate”, numéroté 392/400 (20 exemplaires nominatifs de 1 à 20 et 380 exemplaires suivants). Cette édition à tirage limité intéressera particulièrement les tintinophiles recherchant les éditions parallèles, fac-similés anciens et curiosités éditoriales autour de l’univers d’Hergé. 

Cette édition est la seule à reproduire la planche parue dans le n°60 du Petit Vingtième de 1929 en page 99

Il s’agit d’une reproduction de type fac-similé inspirée des premières éditions de Tintin au pays des Soviets, album initialement publié dans le supplément Le Petit Vingtième en 1929 avant sa publication en album en 1930 par les éditions du Petit Vingtième. Les éditions pirates et fac-similés non officiels sont apparus dans un contexte où certaines versions anciennes de Tintin étaient devenues difficiles à trouver, créant un marché parallèle recherché par les collectionneurs.

Cette édition est intéressante car elle appartient à cette catégorie de tirages limités non officiels qui ont précédé ou accompagné le regain d’intérêt pour les fac-similés officiels de Casterman. 

Selon un témoignage publié sur ActuaBD, Casterman aurait décidé au début des années 1980 de publier des fac-similés officiels afin de contrer le marché des contrefaçons et proposer des albums plus beaux et moins chers que les éditions pirates. Pour un collectionneur, ce type d’exemplaire pirate est donc moins un simple fac-similé qu’un témoin du marché parallèle tintinophile des années 1980. Casterman a publié un fac-similé officiel de l’édition originale en 1981 afin de contrer ce marché parallèle.

Autre anecdote : en 1969, une réédition hors commerce de seulement 500 exemplaires numérotés aurait été réalisée par les Studios Hergé pour les proches de l’auteur, ce qui a encore renforcé le mythe autour de cet album. Cette rareté explique pourquoi les éditions pirates, même non officielles, sont devenues elles-mêmes des objets de curiosité pour collectionneurs.


LIVRE EN TRES BON ETAT