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Gouvernement d'Angers (Maine et Loire) Gravure exécutée en 1634 par Christophe Tassin Dimensions toute la feuille 17x21,5 centimètres Dimensions au coup de planche 10,5x15 centimètres Document authentique et original du XVIIe siècle #568 Christophe Tassin, né au début des années 1600 et décédé en 1660, en France, aussi connu comme Nicolas Tassin, Christophe Nicolas Tassin ou Christophe Le Tassin, cartographe français, connu pour son atlas de la France, de l'Espagne, de l'Allemagne et de la Suisse. La plupart de son travail a été publié à Paris de 1633 à 1635. Angers est une commune de l'Ouest de la France située au bord de la Maine, préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire. Le nom de la cité est mentionné pour la première fois vers l'an 150 par Ptolémée dans son ouvrage Géographie sous la forme Ιουλιομάγος (Juliomagus). On retrouve la mention sur la table de Peutinger, sous la dénomination de Iuliomago. Il s'agit d'un composé de l'anthroponyme latin Julius, vraisemblablement une dédicace à un ou plusieurs membres illustres de la famille des Julio-Claudiens, et du mot celtique magos « champ, plaine, campagne ». Les dédicaces des civitas à des empereurs romains étaient fréquentes en Gaule romaine, cependant ces toponymes conservent généralement un élément gaulois. On note également l'attestation plus tardive de Juliomagus Andecavorum. Le déterminant Andecavorum fait référence au peuple gaulois des Andecavii (Andécaves ou Andégaves), dont elle était la cité. L'appellation actuelle de la ville est issue de l'élément Andecavorum. Vers l'an 400, la forme primitive Juliomagus s'efface ; elle est remplacée par le terme civitas, comme en témoigne le nom civitas Andecavorum. Ce changement est attesté dès le ive siècle ailleurs en Gaule au Bas-Empire — par exemple, les villes de Paris ou Tours ont adopté le nom du peuple dont elles étaient la capitale. Par la suite, Angers est mentionnée au Moyen Âge sous les formes Andecava civitas au vie siècle et Andecavis en 769, Andegavis entre 861 et 882, Angieus en 1127, Angeus en 1205 et Angiers dès le xiie siècle. L'évolution phonétique Andecavis en Angeus est régulière et s'explique par la lénition des consonnes intervocaliques, le -s final étant celui de l'ablatif-locatif latin. L'évolution est comparable à Pictavis en Peiteus aux xie et xiie siècles donnant Poitiers. La variante Andecavum explique le nom d'Anjou (in Andecavo en 797). Celui d'angevin est un dérivé semi-savant. Le doublet Angers, Anjou est également comparable à celui de Poitiers, Poitou. |