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Gravure en couleur d'époque exécutée en 1845 dimensions toute la feuille 23,5x15 cm Document authentique et original du XIXe siècle
Fils de Jean de Changy, conseiller des ducs de Bourbon, possessionné en Morvan des biens provenant de son ancêtre, Isabelle de Roussillon, Michel suivit avec d'autres nobles foréziens Philippe de Bourbon, seigneur de Beaujeu, qui fut élevé à la cour de Bourgogne par son onclele duc Philippe le Bon. Très aimé de ce prince, on voit Changy débuter comme écuyer tranchant, être chargé de missions diplomatiques auprès du roi, nommé conseiller, chambellan et premier maître d'hôtel, cette dernière fonction le mêlant à toutes les somptuosités de la cour ducale et le mettant en contact avec les artistes. C'est vraisemblablement à cette occasion qu'il commanda ce fameux triptyque représentant des scènes de la Passion et qui a pour auteur présumé Roger van der Weyden, vrai joyau de sculpture qu'il légua à l'église d'Ambierle, tombeau de ses aïeux. Changy aurait été l'un des collaborateurs aux Cent Nouvelles nouvelles que M. Reure dit avoir été composées pour le duc de Bourgogne et non pour Louis XI, comme on l'avait cru. Comme militaire, il gagne le surnom de Brave contre les Gantois. Mais c'est surtout dans les fonctions administratives qu'il se montre, comme Gruyer, capitaine de châtellenies, bailli de Mâcon, enfin, sous Charles le Téméraire, commis aux finances de Bourgogne. Son entrée au conseil des finances mettait entre ses mains, avec de puissantes attributions, les plus grands secrets de l'administration et de la politique, et ainsi s'explique le rôle prépondérant qu'il joua après la mort du Téméraire comme agent de l'annexion de la Bourgogne à la couronne. Louis XI récompensa ses services en lui donnant entrée aux parlement et grand conseil de Bourgogne. |