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Gravure exécutée en 1901 Dimensions toute la feuille 24x16 centimètres Document authentique et original du XIXe siècle
Felix Decori, né le 1er mars 1860 à
Paris et mort d'une crise cardiaque au Palais de l'Elysée le 18 octobre 1915,
est un avocat et un homme politique français. Decori est né à Paris
dans une famille corse. Après des études au lycée Charlemagne, il est inscrit
au stage dès 1883. En 1886, il est nommé secrétaire de la conférence des
avocats, dont il est dixième et où il rencontre Louis Barthou. Il est l'un
pilier du Chat noir et devient plus tard un proche
de Raymond Poincaré. Inscrit au barreau de
Paris, il devient un pénaliste réputé. Il s'illustre dans deux affaires
criminelles : l’affaire dite de la Malle sanglante de Millery où
il ne peut éviter la peine capitale à l'un des accusés, Michel Eyraud, et
l’affaire de l’Opéra. Malgré son talent, il
se tourne plus tard vers le droit civil, devenant l'avocat attitré de
l'administration des douanes et de différents ministères pour lesquels il
remplit des missions dans différents pays (Rome, Dresde, Berne, Monte-Carlo,
États-Unis, etc.). Félix Decori est aussi
un lettré. Il commente et publie, en 1904, aux éditions Deman à
Bruxelles, la Correspondance de George Sand et Alfred de Musset.
Félix Decori est élu au Conseil de l’Ordre au début de l'année 1914, ce qui
montre son influence au sein du barreau parisien. Son épouse depuis
1888, née Magdeleine Perrody, aurait été la maîtresse de Poincaré. Elle a légué
à la Bibliothèque nationale son Journal et les papiers de
son mari. Leur fille Denise épousa en décembre 1916 à Paris l'officier de
marine et écrivain Maurice Larrouy. Ami de Raymond
Poincaré, celui-ci le désigne au tout début de la guerre comme secrétaire
général civil de la Présidence de la république, où il traite de questions politiques
et diplomatiques. Decori arrive donc à
l’Élysée à cinquante-quatre ans, encore dans la force de l’âge, mais
affaibli par des troubles cardiaques. Ne ménageant guère sa santé, il décède
subitement, dans son bureau, en octobre 1915. Le pénaliste Henri-Robert prononce
son oraison funèbre devant un Raymond Poincaré très affecté. Decori avait tenté sa
chance en politique: élu conseiller général de la Corse, il avait été battu au
Sénat en septembre 1904 et aux législatives à Ajaccio en 1910. Officier de
la Légion d'honneur, il avait été capitaine au 75e régiment
territorial d'infanterie.
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