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Bien qu'en mauvais état, 

cette photographie est un document historique fascinant 

nous permettant d'observer une scène de vie réelle

dans le quartier de Topkapi à Istanbul, vers 1890



Sujet : Scène de vie, quartier de Topkapi, Constantinople (Istambul)

Titre :  'N. 717 Top Capou', en bas à gauche 

Date : vers 1890

Auteur : Sebah & Joaillier, en bas à droite 

Dimensions du sujet : 268 x 207 mm 


Technique : Tirage albuminé sur papier fin

Réf : PA1176


Etat

Mauvais état, nombreuses traces de pliures, d'adhésifs et de manipulation, manque important sur le coté gauche et dans un angle / Très belle composition, grand format


Pour aller plus loin 

Ne jamais oublier que les photographies sont des objets qui, avant tout, se regardent ! 

Rien n'est plus propice à l'acuité du regard qu'une photographie. Déjà, lors de l'invention du daguerréotype en 1839, on s'ébahissait de ce que des détails, même superflus, se laissent voir à l'aide d'une loupe.


Il est dans le principe même de la photographie d'enregistrer ces riens minuscules que le photographe n'aura pas remarqués, et qui traverseront les siècles à son insu, conférant ainsi à l'image une qualité documentaire inégalable. Et l'on trouve toujours intérêt à revenir sur ce que l'on n'a pas encore assez regardé, pourvu que les détériorations de l'objet n'y fassent obstacle. 


A noter

La scène représente une cour intérieure ou une place publique animée par des activités artisanales et quotidiennes, typique de la vie urbaine ottomane vers 1890-1900. L'image est structurée par un bâtiment imposant sur la gauche et une perspective s'ouvrant vers le fond à droite.


Le bâtiment principal (à gauche) présente une architecture de type portique avec une rangée de colonnes soutenant une avancée de toit. L'espace sous le portique semble servir d'atelier ou de zone de stockage. On aperçoit des silhouettes humaines et des objets artisanaux.


Au premier plan, à l'extrémité gauche du bâtiment, se trouve un étal de marchand ambulant protégé par un auvent de fortune en toile. Un grand arbre feuillu domine le centre de la composition, apportant de l'ombre à la place. Au pied du bâtiment, on remarque des blocs de pierre taillée ou des éléments architecturaux, suggérant la présence d'un atelier de tailleur de pierre. Dans l’ombre à droite, on distingue des silhouettes d'animaux de bât (chevaux ou ânes) chargés, illustrant le mode de transport des marchandises de l'époque.


Cette vue de Topkapı est précieuse car elle documente un aspect "non touristique" et authentique d'Istanbul. Contrairement aux vues classiques du Bosphore, elle nous permet d’observer la vie réelle de la ville : le sol en terre détrempé, les chiens errants, l’imbrication du bois et de la pierre, et l'activité commerciale informelle qui régnait dans ces quartiers périphériques.


Le studio Sébah & Joaillier 

Il fut l'un des plus grands studios de photographie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle à Istanbul et au proche-orient. Pascal Sébah (1823-1886) Cosmi Sébah (1872-1947), Polycarpe Joaillier (1848-1904) en furent les principaux protagonistes.


L’invention de la photographie fut annoncée dans l’Empire Ottoman sur le journal Takvim-i Vekayi, numéro 186 du 28 octobre 1839. Les premières prises de vue dans l’Empire Ottoman commencèrent lors du voyage effectué en 1842 par Kompa, élève du français Daguerre ; cependant, aucun exemple visuel n’est parvenu jusqu’à nos jours. La plus ancienne image connue prise sur le territoire Ottoman est une photographie datée de 1843, réalisée depuis la tour de Bayezid par Joseph Philibert Girault de Prangey.


Outre quelques étrangers venus d’Europe, des citoyens Ottomans d’origine grecque, arménienne, levantine et syriaque s’intéressèrent également à cet art.


L’un de ces studios, qui demeura actif pendant plus d’un siècle et qui est qualifié par les historiens comme le plus célèbre de la période Ottomane et le représentant le plus puissant de l’orientalisme, fut le studio photographique Sébah & Joaillier.


Fondé en 1857 par Pascal Sébah et son frère Cosmi, ce studio poursuivit ses activités jusqu’en 1974. Pascal Sébah naquit à Istanbul en 1823. Avec son frère aîné Cosmi, il se passionna pour la photographie. Les deux frères ouvrirent leur premier studio en 1857 sous le nom de ‘P. Sébah Société Photographique’. 


En 1883, Pascal Sébah fut victime d’une attaque cérébrale qui le laissa paralysé et incapable de travailler. Son fils Jean n’avait alors que onze ans, et Cosmi intervint de nouveau.


C’est à ce stade que le nom de Polycarpe Joaillier (1848-1904) apparut dans les pages de l’histoire. Son père Antoine était né à Istanbul et sa mère Catherine à Aleppo. Les familles Sébah et Joaillier étaient amies de longue date. Lorsque son père mourut en 1855 à l’âge de 33 ans, Polycarpe n’avait que sept ans. Aucun membre de la famille n’étant en mesure de poursuivre l’art de la joaillerie, leur source de revenus disparut. Leur ami Pascal Sébah prit alors la famille Joaillier sous sa protection. Au moins une partie de la famille Joaillier résidait à un étage de l’immeuble No. 439 où se trouvait le studio. Pendant son temps libre, Polycarpe apprit l’art de la photographie auprès de Sébah et développa ses compétences.


Après que Pascal Sébah eut été frappé de paralysie, lui et son épouse proposèrent une association à Polycarpe Joaillier. Polycarpe accepta cette proposition et, en 1885, furent posées les bases du partenariat Sébah & Joaillier, qui allait marquer un tournant dans la photographie ottomane et l’orientalisme. Un an plus tard seulement, en 1886, Pascal Sébah décéda.


Le premier grand succès du partenariat Sébah & Joaillier eut lieu en 1888, avec la présentation d’un album spécial consacré à Brousse (Bursa) et dont seulement deux exemplaires sont aujourd’hui connus.


En 1889, lors d’un voyage à Istanbul, l’empereur allemand Guillaume II accorda au studio Sébah&Joaillier le titre de photographe de la Cour de Prusse, après qu’ils eurent réalisé de remarquables portraits de l’empereur et de son épouse. En 1893, le sultan Abdülhamid II, dans le cadre de la propagande Ottomane, envoya plusieurs albums photographiques aux États-Unis, en Angleterre et en France. Deux de ces albums furent préparés par Sébah&Joaillier, qui reçurent alors le titre de photographes du Palais Ottoman.


En 1899, leurs rivaux - dont le célèbre studio Abdullah Frères - ne parvenant plus à soutenir la concurrence, vendirent leurs archives à Sébah & Joaillier. Après cette date, certaines photographies apparaissent avec deux signatures différentes. En 1904, Polycarpe Joaillier mourut à Istanbul et, après de multiples changements de propriétaires, le studio ferma ses portes en 1974, après 117 années d’existence.


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