FICHE TECHNIQUE / CARACTÉRISTIQUES
CapteurBSI CMOS 12 Mpx, 1/2,3" , 42 Mpx/cm
Objectif50x 24-1200 mm f/3.4 -6.5
StabilisationNon
ViseurÉlectronique
Ecran7.1 cm, TN, 461000 points, 4/3, Non
Sensibilité (plage ISO)80 - 6400 ISO ext. 50 mm
Mémoire interneNA
Support ExterneSDHC SDXC
ConnexionsUSB AV Télécommande HDMI Griffe flash port viseur Alimentation pendant la prise de vues
ConnectivitéUSB AV Télécommande HDMI Griffe flash port viseur Alimentation pendant la prise de vues
AlimentationNB-10L
Résistant au chocNon
Dimensions / Poids91000 x 123000 x 114000 mm / 587 g

Présentation

Nouveaux record de zoom chez les bridges. Pour cette année, c'est le Canon PowerShot SX50 HS qui remporte la palme face à son concurrent chez Nikon, le P510, ancien gros bras des super-téléobjectifs. Le Canon SX50 HS possède un 24-1200 mm allant du très grand-angle à un télé record, couplé à un capteur BSI CMOS, à un écran orientable et à la vidéo Full HD.

Note de la rédaction: 4 sur 5

Prise en main

Le SX50 HS a quelques similitudes avec son aîné, le Canon SX40 HS, mais en fait quelques éléments ont été repensés sur le boîtier, en particulier la forme du flash et de la poignée et la position de certains boutons.

La construction du SX50 HS reste pourtant encore très plastique. La poignée évoluée, plus travaillée, offre une accroche un peu plus convaincante que sur le SX40 HS, mais l'ajout d'un grip caoutchouté aurait été le bienvenu et aurait parachevé l'amélioration de la prise en mains. Certains détails sont inégaux, comme les boutons de lecture et vidéo, qui sont les seuls enfoncés dans l'appareil alors que les autres comme Disp ou Menu sont bombés et cliquables plus facilement.

Dos canon sx50hs

À l'écran, on retrouve le même type de reproches que ceux faits au SX40 HS : un affichage des couleurs approximatif, une température de l'écran qui tire légèrement vers le bleu, et un contraste très excessif qui brûle les gris clairs.

Le maniement de l'interface est identique à son prédécesseur : le passage de l’écran au viseur n'a toujours pas de touche dédiée, l'on doit toujours passer par Disp en cliquant trois fois pour activer le viseur. De toute façon, nous n'avons guère utilisé celui-ci : il s'est avéré très inconfortable, petit, peu défini et souffrant d'effets arc-en-ciel très visibles.

Note de la rédaction: 3 sur 5

Réactivité

Globalement, la réactivité du SX50 HS s'améliore comparée à celle du précédent modèle. C'est même étonnant vu sa longue focale ! Le démarrage comme l'attente entre deux photos passent sous les deux secondes. L'autofocus est dans la bonne moyenne sous une lumière suffisante aux focales courantes, même si ce régime s'écroule en basse lumière.

SX50HS vitesse

La rafale est de bon aloi et en continu : 3,4 images par seconde en Jpeg. En Raw, en revanche, elle tombe à 1 image par seconde et, petit détail appréciable, l'appareil n'est pas immobilisé par l'enregistrement d'une rafale.

Tout cela vaudrait quatre étoiles. Mais le SX50 en perd une sur le terrain : nous avons été gênés par le manque d'accroche et de réactivité de l'autofocus aux très longues focales. Par exemple, en photo animalière, l'attente pendant la mise au point se fait sentir et le moindre déplacement du sujet entraîne un décalage de la zone de netteté.

Note de la rédaction: 4 sur 5

Qualité des images

Le SX50 HS conserve la même électronique que le SX40 HS (un capteur BSI CMOS de 12 Mpx) et passe d'un zoom 35x à un zoom 50x. Le dernier-né de Canon ne fait pas qu'élargir sa plage de focale : il fait de même pour sa sensibilité, qui passe dorénavant de 80 à 6400 ISO.

Montée ISO Canon SX50 HS

Côté capteur, pas de changement : il conserve les détails jusqu’à 800 ISO et comme le SX40 HS, passés les 1600 ISO un fort lissage gomme le moindre petit détail — même un tirage 11x15 cm serait dégradé. Sur l'ensemble de la scène et dans la vie courante, l'appareil a tendance à avoir une image assez contrastée voire brûlée les hautes lumières, une petite correction manuelle d'exposition ne fera pas de mal — notons aussi que le SX50 HS fait du Raw, facilitant le post-traitement des images dans Lightroom, Aftershot ou d'autres logiciels spécialisés.

Oie + SX50 HS

46 mm, 640 ISO, 1/100 s, f/5,6.

Du côté de l'optique : au grand-angle, le piqué est très bon au centre de l'image et se dégrade un peu plus rapidement en périphérie que son prédécesseur. Au téléobjectif, la finesse des détails est légèrement inférieure sur l’ensemble du champ.

Dans le test du SX40 HS, nous avions fait un encadré spécialement sur la correction des aberrations chromatiques ; ici nous avons été surpris qu'à mi-course les aberrations chromatiques se fassent bien sentir, et qu'elles soient aussi largement visibles sur un 11x15 cm — sur la photo ci-dessous, elles sont encore visibles malgré le redimensionnement à 600 px, qui correspondrait à un tirage de 5 cm de côté !

Pigeon + SX50 HS

204 mm, 500 ISO, 1/160 s, F/5,6.

Globalement, le SX50 manque donc un peu de piqué par rapport au SX40 ou au FZ200 : ce zoom 50x est une promesse alléchante et n'a guère de concurrent, mais il nous laisse un peu sur notre faim.

Note de la rédaction: 3 sur 5

Mode vidéo

Côté vidéo, le SX50 HS ne change pas de credo et fait comme son grand frère : il filme en Full HD à 24 images par seconde et fait une captation stéréo. C'est donc en dessous d'un Panasonic FZ200 ou d'un Sony HX200V qui eux filment en 50p. Le rendu vidéo garde, c'est de famille, un contraste un peu agressif qui brûle les hautes lumières et bouche les ombres.

La stéréo est efficace, les différents sons sont rendus fidèlement et les voix sont aisément reconnaissables. Il est possible de prendre une photo au cours d'un enregistrement ; néanmoins, à la lecture, on voit bien la lampe d'assistance s'allumer et la mise au point se faire, et la vidéo est entrecoupée d'images noires correspondant aux instants de prise des photos tandis que l'audio enregistre le bruit artificiel de déclenchement si vous ne l'avez pas désactivé...

Attention à main levée : à fond de zoom, l'image n'est pas très stable et il vaut mieux utiliser un trépied, au risque de donner le mal de mer à vos amis ou à votre famille.

La construction du SX50 HS reste pourtant encore très plastique. La poignée évoluée, plus travaillée, offre une accroche un peu plus convaincante que sur le SX40 HS, mais l'ajout d'un grip caoutchouté aurait été le bienvenu et aurait parachevé l'amélioration de la prise en mains. Certains détails sont inégaux, comme les boutons de lecture et vidéo, qui sont les seuls enfoncés dans l'appareil alors que les autres comme Disp ou Menu sont bombés et cliquables plus facilement. Côté capteur, pas de changement : il conserve les détails jusqu’à 800 ISO et comme le SX40 HS, passés les 1600 ISO un fort lissage gomme le moindre petit détail — même un tirage 11x15 cm serait dégradé. Sur l'ensemble de la scène et dans la vie courante, l'appareil a tendance à avoir une image assez contrastée voire brûl