Pierre Junqua, docteur en théologie, curé de plusieurs paroisses en Gironde dans les années 1850, fut un des acteurs de "L'Affaire des Apparitions de Lourdes", défendant dans le  journal "Les Roses de Marie" les déclarations de Bernadette Soubirous, qu'il rencontra en 1860 et sur laquelle il écrivit dans un journal intime aujourd'hui disparu. Hostile au dogme de l'infaillibilité du Pape, il fut destitué et emprisonné à la requête de la hiérarchie catholique. Par la suite, il fonda  avec d'autres prêtres "L'Eglise Gallicane" et fut à nouveau emprisonné, cette église ne faisant pas partie des "cultes reconnus" dans le cadre du Concordat.

Vers les années 1870 il s'établit en Angleterre, se maria et revint  en France, à Paris où il ouvrit une librairie. "LUMÈNE", qui est son second livre ne concerne en rien directement son expérience religieuse : c'est l'histoire fantastique et aventureuse d'une enfant qui échappe au massacre des siens, échoue sur une île proche du continent américain, traverse des épreuves fantastiques qui la mènent en Bohème et finalement retrouve, à la fin, sur une île son père qu'elle croyait mort. Ce roman foisonnant se situe quelque part entre Alexandre Dumas et le lyrisme poétique de Lamennais....

Ce livre est fort difficile à trouver, car jusqu'à sa mort à Boulogne (Seine) en 1899 il fut harcelé par le haut clergé et la Police (nous sommes avant la loi de Séparation de 1905) et nombre de ses papiers ont été détruits.