Comte de Paris, dernier prince royal de France, de 1842 à 1848. Prétendant orléaniste au trône de France de 1848 à 1873 sous le nom de Louis-Philippe II, puis de 1883 à 1894 sous celui de Philippe VII, c’est également un écrivain et un combattant de la guerre de Sécession.
Petit fils du roi Louis Philippe 1er
L.A.S - Lock Kennard Lodge, Aberfeldy (Ecosse), 1er septembre 1891
2p 1/2 in-8 - (11.5x18cm env)
" Mon cher Monsieur de Kermaingant **
(...) vous m'annoncez la bonne arrivée au Tréport des (?) de Loch Kennard.
(...................) La puissante colère qui occupe toutes les avenues du pouvoir
identifie de plus en plus l'avenir de la République à ses propres destinées.
Tout ce qui se passe en ce moment (...) prouve chaque jour que la République ne peut être ni conservatrice, ni religieuse, ni libérale.
Lorsque la France voudra un gouvernement (...) favorable à la moralisation religieuse et libéral, il ne pourra plus le demander à la République
et elle s'écroulera d'elle même (...) "
** Pierre-Paul Laffleur de Kermaingant (1843-19..) Historien. - Ancien élève de l'École polytechnique. - Membre de la Société de l'histoire de France
Très bel état de conservation - pliure centrale (=sera envoyée pliée en 2)
Envoi soigné / protégé
Informations complémentaires concernant le signataire de ce document :
À sa naissance, le prince Philippe incarne la vitalité de la maison d’Orléans et reçoit le titre de comte de Paris de son grand-père, le roi des FrançaisLouis-Philippe Ier. Quatre ans plus tard, en 1842, l’enfant perd son père, Ferdinand-Philippe d'Orléans, et devient donc l’héritier de la monarchie de Juillet. Or, le tout nouveau prince royal est trop jeune pour représenter la stabilité et pour rassurer les opposants à la politique de son grand-père. Par conséquent, lorsque éclate la révolution de 1848, sa famille est incapable de le faire proclamer roi des Français et la Deuxième République se met en place. Commence alors une longue période d’exil qui dure jusqu’en 1871 et durant laquelle le prétendant orléaniste trompe difficilement son ennui. Au début des années 1860, Philippe d’Orléans se rend aux États-Unis pour s’engager dans la guerre de Sécession au côté de l'Union et, de cette expérience, il ramène une Histoire de la Guerre civile en Amérique.
Après la chute du Second Empire en 1870, le comte de Paris regagne la France et s’investit dans la vie politique. Afin de renforcer les partisans d’une nouvelle restauration monarchique, il accepte en 1873 de reconnaître comme chef de la maison de France le comte de Chambord. Ce dernier n'ayant pas d'enfants (mais ayant de nombreux cousins agnatiques), le comte de Paris revendique être son successeur potentiel s'il devait accéder au trône. Cependant, les intransigeances conjuguées du petit-fils de Charles X vis-à-vis du drapeau blanc et de la majorité des députés vis-à-vis du drapeau tricolore rendent impossible le retour de la monarchie. Après le décès en 1883 du comte de Chambord, le comte de Paris reprend un rôle politique important et la majorité des monarchistes se rallie à lui, bien que certains, comme la comtesse de Chambord, décident de reconnaître la nouvelle branche aînée des Bourbons comme famille royale légitime. Mais la République a eu largement le temps de se renforcer et les chances de restaurer la monarchie se sont éloignées.
En 1886, le vote d’une nouvelle loi d’exil contraint le comte de Paris et sa famille à quitter le territoire national mais le prince continue à essayer d’intervenir dans les affaires de la France malgré son départ. À chaque crise que connaît le pays, et particulièrement lors de l’affaire Boulanger et du scandale de Panama, le chef des Orléans espère pouvoir monter sur le trône. Néanmoins, chaque espoir de restauration est suivi d’une nouvelle déception et le comte de Paris meurt en exil au Royaume-Uni sans avoir eu l’occasion de réaliser son rêve.