Découverte inédite - Manuscrits originaux (fin XVIIIᵉ – 1842)
Nous proposons un ensemble exceptionnel récemment mis au jour dans une propriété aveyronnaise : un fonds conséquent de documents manuscrits relatifs à Antoine Rabany, dit Beauregard (1765–1843), figure érudite auvergnate aujourd’hui méconnue mais active dans les milieux littéraires et pédagogiques de la fin de l’Ancien Régime au début de la Monarchie de Juillet.
Ce corpus, conservé dans un porte-documents d’époque, comprend notamment :
un manuscrit de l’oraison funèbre de Louise de France,
de nombreux poèmes, contes, fascicules et textes littéraires de sa main,
ainsi que plusieurs dizaines de manuscrits inédits, couvrant plus d’un demi-siècle de vie intellectuelle.
L’ensemble s’étend de la fin du XVIIIᵉ siècle jusqu’à une lettre de 1842, dans laquelle Rabany évoque lucidement la dégradation de son état de santé.
Il s’agit d’un fonds d’un intérêt littéraire, historique et biographique majeur, dont aucune publication moderne ne semble s’être fait l’écho.
En tout plus de 400 pages inédites.
Antoine Rabany, dit Beauregard (né à Brioude en 1765 – mort dans la même ville en 1843), appartient à cette génération de lettrés provinciaux profondément marquée par la Révolution française puis par les réorganisations intellectuelles du Consulat et de l’Empire. D’abord employé à la Bibliothèque du Roi, il devint ensuite professeur à l’École centrale du Puy-de-Dôme, institution républicaine chargée de refonder l’enseignement. Il occupa par la suite les fonctions de chef d’institution à Évaux, avant d’être attaché à la Bibliothèque impériale puis de soutenir un doctorat à la Faculté des lettres.
Auteur de traductions, d’ouvrages d’histoire et de textes littéraires, membre de sociétés savantes locales, Rabany évolua toute sa vie entre érudition, enseignement et écriture. Son œuvre, restée largement manuscrite, témoigne d’une curiosité vive, d’un style parfois élégant et d’un regard sensible porté sur son époque.
L’ensemble provient directement d’une propriété familiale aveyronnaise où il était conservé depuis le XIXᵉ siècle.
Il constitue une source de première importance pour l’histoire intellectuelle de la région, pour l’étude de l’enseignement sous la Révolution et pour la redécouverte d’un auteur oublié.