Certes, il ne s’agit pas là du scoop de la décennie. 2000 était déjà pressenti, puis annoncé comme une « année du siècle » dès les premiers coups de sécateur, lors des vendanges, puis à l’aube de la campagne primeurs. Les prix de sortie, lors de la vente en primeurs, s’affichaient en forte hausse par rapport aux millésimes 1998 et 1999, ce qui pouvait laisser craindre une rentabilité moindre, ou en tout état de cause longue à extérioriser. La crise financière de 2008 est ensuite passée par là, mettant à mal l’évolution du cours des grands Bordeaux en général, sans que 2000 fasse exception à la règle.
Mais la page semble aujourd’hui tournée. La cote des plus grands crus bordelais, calculée dans les meilleurs millésimes produits depuis 1982, a été analysée sur 5 ans, entre fin 2005 et fin 2010. Le verdict est sans appel : le millésime 2000 s’affirme aujourd’hui comme LA valeur de placement à privilégier.