Thomas est amoureux est un film belge réalisé par Pierre-Paul Renders en 2001, racontant la vie d'un agoraphobe.
Synopsis
Dans un futur proche, Thomas Thomas (de son prénom Thomas et nom de famille Thomas) est un jeune homme vivant des rentes de la société qu'il a montée. Devenu agoraphobe par la pression étouffante de sa mère, il communique par le biais de la visiophonie, avec laquelle il parle essentiellement avec sa mère (censée ne l'appeler qu'une fois par semaine) et son psychologue. Celui-ci estime que, pour guérir de sa maladie, Thomas devrait rencontrer plus de personnes, et l'inscrit à son insu à une agence matrimoniale, ainsi qu'à un réseau de prostitution légal.
Thomas fera ainsi la connaissance de Mélodie, une jeune femme aux tendances New Age que la maladie de Thomas ne rebute pas, ainsi que d'Eva, une prostituée médicale, et tombera amoureux des deux femmes. Ces deux personnalités fragiles le pousseront à revoir sa position vis-à-vis de la maladie, et le forceront à sortir enfin de son logis. Il continuera à expliquer ses tourments à son psychologue, repoussera sa mère et se liera de camaraderie avec l'agent d'accueil d'une société de réparation.
Visuel
L'ensemble de la représentation du film est l'écran de visiophonie de Thomas. On peut voir ainsi ses appels entrants et sortant, ce qui lui permet de voir le cabinet de son psychologue, l'appartement de sa mère, l'appartement de Mélodie, l'accueil d'un réparateur, le sas de sortie de son propre appartement. L'agence matrimoniale semble être à moitié virtuelle, et il accède à des sites érotiques entièrement en image de synthèse. Le spectateur ne voit jamais Thomas (sauf une brève silhouette dans le sas à la fin du film), et ne s'identifie à lui que par sa voix.
Distribution
Benoît Verhaert : Thomas
Aylin Yay : Eva
Magali Pinglaut : Mélodie
Micheline Hardy : Nathalie (la mère)
Frédéric Topart : le psychologue
Alexandre von Sivers
Serge Larivière : le réceptionniste
Jacqueline Bollen : Madame Zoé
Cathy Boquet : Miss Clinique Domotique