Marin CUREAU de la CHAMBRE
DISCOURS
SUR LES CAUSES
DU
DESBORDEMENT
DU NIL
Paris, Nallin, 1665 ; volume in-12 de (22 feuillets non chiffrés ou non paginés)-360 pages, frontispice et carte dépliante (laquelle manque ici), reliure ancienne basane fauve, dos à 4 nerfs et caissons ouvragés dorés, tranches mouchetées.
Basane uniformément frottée, avec nombreuses épidermures, mais solide sauf une fente seulement superficielle en tête du premier mors (4 cm) ; coiffe arrachée en tête, coins usés (carton apparent), dorure du dos en grande partie perdue. Intérieur propre, sans rousseurs sauf très rares exceptions isolées et quelques-unes aux feuillets liminaires ; déchirure 4,5 cm en pied au frontispice, réparée au verso par une bande de papier vergé, et petit manque en tête du même feuillet ; déchirure sans manque sur toute la largeur en haut d'un feuillet (p. 17, sans doute un défaut du papier) ; ex-libris manuscrit ancien sur première garde. Erreurs de pagination : p. 126 pour 263, manquent les chiffres 289-290 (sans manque de texte).
Cette première édition in-12°, achevée d'imprimer le 14 août 1665, suit de quelques mois l'édition in-4° parue la même année. M. de la CHAMBRE avait publié une première étude sur les débordements du Nil en 1634, parmi d'autres sujets. C'est dans la fermentation du nitre qu'il trouve la principale cause des débordements du fleuve. Médecin personnel et conseiller de Louis XIV, physicien versé dans la philosophie, il voyait en tout la preuve de l'action divine. Il a aussi traité de la vision, de la lumière et des couleurs, des passions, mais c'est particulièrement comme promoteur de la physiognomonie qu'il s'assura la confiance du roi, en jaugeant pour lui les gens sur leur physique. On retrouve son goût des causes premières dans ses études à caractère scientifique.
Figurent à la suite une lettre de M. BURRATINI, en latin avec traduction française en regard et deux réponses en français, suivie du jugement de Thomas CAMPANELLA (en latin seulement), et d'une "Relation des véritables sources du Nil", soit leur découverte par le R.P. PAYS, jésuite, rapportée par Gaspard SCHOTTO, celle-ci pourvue en principe d'une carte dépliante (qui manque donc à notre exemplaire, comme en attestent de légères traces de colle en marge). Enfin, ajouté en pagination continue, avec sa propre page de titre, le "Discours sur la Nature divine".
Ex-libris manuscrit "R. Thorman de St-Christophe", relevant probablement de la seigneurie vaudoise Thormann de Saint Christophe.
En l'état, sans sa carte.
modifié: rectification de coquilles dans les dates d'édition