Dimensions : La feuille de dessin : 42 cm par 30 cm .
Dessin original au fusain et crayon noir vers 1970 .
Sur papier à dessin fixé sur une deuxième feuille .
Signature par Francine Perrot , en bas .
Envoi rapide et soigné .
______________
oct50-136
______________
Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire38.
Une agglomération très petite (hameau ou village) se constitue au VIIe siècle au pied de la butte de Forcalquier. L’église Saint-Promasse39 et une villa agricole, la Villa Betorrida, existent à cette époque autour de la source antique de la Bonne fontaine.
Au IXe siècle ou au Xe siècle, un château important est construit : il est assez sûr pour accueillir les reliques de saint Marius (ou Mary)40 et les mettre à l’abri des Sarrasins41.
L’agglomération apparaît dans les chartes pour la première fois en 1004 (Forcalchiero)42. En 1060, l’évêque de Sisteron Géraud Chevrier ne peut entrer après son élection dans sa ville, et se réfugie à Forcalquier. Il élève alors l’église Saint-Mary au rang de concathédrale43,44. Urbain II y séjourne le 7 août 1096, en revenant de son prêche pour la première croisade. Blason des comtes de Forcalquier. Partage de la Provence au XIIe siècle entre comté et marquisat de Provence et comté de Forcalquier.
Au milieu du Moyen Âge, Forcalquier était une possession des comtes de Provence, qui échut au comte Foulques Bertrand, qui s’intitula comte de Forcalquier et en fit sa ville principale. Au XIIe siècle, le comté de Provence, possession indivise entre plusieurs comtes, fut partagée et l'une des trois parties revint à la comtesse Adélaïde, veuve d'un comte d'Urgell, qui prend le titre de comtesse en 111041.
Au XIIe siècle, les comtes de Forcalquier font de leur ville la capitale d'un comté qui s'étendait des sources de la Durance aux portes de Cavaillon, et dont les villes principales étaient Embrun, Gap, Sisteron, Manosque, Pertuis, Apt et Sault45. Ce siècle est l’âge d’or du Pays de Forcalquier, comme en témoignent les nombreux édifices romans de la région.
En 1209, le mariage de Garsende de Sabran et d’Alphonse II de Provence fait revenir le comté de Forcalquier dans les mains des Provence46, et Forcalquier devient une de leurs résidences. Au printemps 1348, la peste noire provoque une émeute où les maisons des juifs sont pillées47.
Après la crise économique et démographique du XIVe siècle, Forcalquier souffre des passages de Charles de Duras et de Raymond de Turenne48.
Tout le siècle suivant est marqué par les grandes épidémies de peste (dont la peste noire). Faute d'héritier au dernier comte de Provence, le roi René, le comté est réuni à la France, et le titre de comte de Forcalquier est porté par les comtes de Provence et ensuite les rois de France jusqu'à Louis XVIII. Le rattachement a lieu en 1481 : Louis XI hérite du comté, mais doit assiéger Forcalquier, qui résiste trois semaines avant de tomber le 21 juillet, puis est mise à sac49. La Charte de commune Raimond Bérenger IV de Provence.
Guillaume IV de Forcalquier étant en difficulté face au marquis de Provence et au comte de Toulouse, la ville devait leur fournir une milice. C'est ainsi qu'en échange, Forcalquier recevait des privilèges et exemptions de taxes, depuis le 26 mai 120650. Ces droits, déjà augmentés petit à petit, sont considérablement étendus à la fin du XIVe siècle.
Après l’assassinat de la reine Jeanne de Naples par Charles de Duras, la Provence est en pleine guerre de succession. La reine Marie, veuve de Louis d’Anjou, accorde des chartes de commune aux villes du comté pour financer sa guerre. Forcalquier obtient la sienne le 23 juin 138551. Elle donne une très grande autonomie à la ville.
Le droit de vote n’est pas donné à tous les hommes libres, mais le collège électoral peut rassembler près de 75 % des chefs de feu. Tous les titulaires de charge, notamment les syndics (maires), sont réélus tous les ans, avec inéligibilité à leur sortie de charge51.
Cette charte est ensuite précisée, notamment en 1452, quand sont définis comme ci