Monnaie Gauloise namnetes .
Vente du docteur busso
Statere d’electrum a l’hippophore
Métal :electrum
Poids :7,29 grammes
Dt 2189 à la croix
Lot numéro 150
Réf MG2026-3-28
Marie Emilie Paula König (née en 1899 à Forst, Lausitz, décédée en 1988 à Güdingen/Sarre) s’est intéressée dès son adolescence à la préhistoire, stimulée par des découvertes d’outils de l’âge de pierre dans la vallée de l’Inde près d’Aix-la-Chapelle, dans sa région natale. Après de brèves études d’enseignement, elle travailla de 1918 à 1920 comme institutrice en Poméranie et à Bad Berka (Thuringe), où elle rencontra son futur mari, le commerçant Heinrich König (1899–1983).
En 1923, ils s’installèrent ensemble près de Sarrebruck, où Heinrich König reprit en 1935 la direction de l’entreprise Saincentral.
Ils parcoururent toute l’Europe à la recherche de sites de découverte préhistoriques et de représentations d’artefacts. Marie König fut particulièrement fascinée par plus de 2000 grottes cultuelles en Île-de-France, qu’elle visita et étudia intensivement à partir des années 1950. Elle s’intéressait notamment aux gravures géométriques, qu’elle interprétait comme des images symboliques du monde.
Elle s’inspira notamment de la « philosophie de la vision du monde » de Karl Jaspers et de la théorie des archétypes de C. G. Jung, ce qui la plaça rapidement en contraste avec la recherche académique traditionnelle. En 1954, elle publia son ouvrage La vision du monde de l’homme préhistorique. En 1973, parut son œuvre principale, Au commencement était le langage de l’image.
Les dessins de ses premiers ouvrages incluent déjà de nombreuses illustrations de monnaies issues de la collection, qu’elle avait manifestement commencée avec son mari dans les années 1950.
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La constitution de cette collection – dont une partie non celtique (notamment des monnaies grecques, romaines et byzantines, ainsi que des pièces médiévales et modernes) a déjà été proposée en vente en 443 lots – témoigne d’une activité intense et, d’après les témoignages familiaux, d’une collaboration très harmonieuse du couple König.
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(Photo : Marie et Heinrich König, 1982)
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Il semble que ce soit Heinrich König qui ait acquis les premières monnaies. Ses voyages d’affaires le conduisaient régulièrement à Londres et à Paris, où il entra en contact avec des marchands de monnaies et, au fil du temps, avec eux.
Selon le témoignage de leur petit-fils, il avait un rituel à son retour : après le dîner, il montait dans sa chambre et s’allongeait sur le lit, où les monnaies étaient disposées sur le couvre-lit. Il les faisait ensuite glisser entre ses doigts et faisait son choix.
Heinrich König cataloguait la collection et la classait selon des types supposés – une tâche qui devenait de plus en plus exigeante à mesure que la collection grandissait. Il était prêt à investir des moyens financiers considérables.
Louis Girel, collectionneur parisien et ami du couple, se souvenait d’annonces de König dans des revues numismatiques françaises : « J’achète des monnaies celtiques en or à tout prix ».
Il n’est donc pas surprenant que la collection contienne parfois des dizaines de statères en or et en billon du même type. Dans certains cas, ces pièces semblent provenir de découvertes de trésors, comme l’indiquent des numéros d’inventaire suggérant une acquisition après étude scientifique.
Bien que les types soient similaires, les différences de frappe entre les pièces ont sans doute contribué à l’enthousiasme du couple pour leur collection.