CAPITAINE CONAN
Roger Vercel
Bois gravés couleurs de André Collot
Année 1947
Au Moulin de
Pen-Mur, à Paris
Un des 500
exemplaires numérotés de 501 à 1000 tirés sur vélin des Papeteries de Lana ;
ex n° 929
Broché,
couverture souple sous jaquette rempliée recouverte d’un papier cristal ;
format 23x28 ; 244 pages ; bois couleurs ; culs-de-lampe ;
sous emboitage cartonné
Thèmes : littérature, roman,
militaria, première guerre mondiale, WWI
État : bon état, un fendillement sur une arête de l’emboitage,
propre et solide
Particularités : édition numérotée sur vélin
des Papeteries de Lana
Roger Vercel est
le pseudonyme, puis le patronyme officiel (décret du 25 septembre 1936) de
Roger Delphin Auguste Cretin, né le 8 janvier 1894 au Mans et mort le 26
février 1957 à Dinan, écrivain français.
• Au début de la Première Guerre
mondiale, en 1914, il est mobilisé. En raison de sa mauvaise vue, il est
affecté comme brancardier sur les champs de bataille du Nord et de l'Est de la
France. Il prend ainsi part aux batailles de l'Yser, de Champagne, de la Somme.
Gazé à l'ypérite, blessé au bras gauche, titulaire d'une citation, il reçoit la
croix de guerre.
• Ses souvenirs de guerre lui inspirent
quelques-uns de ses premiers livres (Notre père Trajan, Capitaine Conan, Léna),
mais c'est le monde maritime qui est au cœur de son œuvre. En effet, Vercel est
passionné par la mer et la vie des marins, et bien que n'ayant pratiquement
jamais pris la mer lui-même, la plupart de ses romans se déroulent dans un
cadre maritime. En 1934, il rencontre Louis Malbert, capitaine du remorqueur
Iroise, qui l'inspire pour l'écriture du roman Remorques qui sera adapté au
cinéma par Jean Grémillon avec Jean Gabin dans le rôle du capitaine Malbert.
• Au Large de l'Eden lui vaut le prix
du comité Fémina France-Amérique en 1932. Il obtient le prix Goncourt en 1934
pour Capitaine Conan, roman partiellement autobiographique fondé sur son
expérience du front d'Orient et de défenseur au conseil de guerre.
• Capitaine Conan est un roman
historique de Roger Vercel, paru en 1934 aux éditions Albin Michel. Il reçoit
le prix Goncourt la même année.
• Le roman a été adapté au cinéma pour
le film homonyme de Bertrand Tavernier, sorti en 1996.
Sur le roman
L’armistice
de 1918 est déclaré, mais le prestigieux corps franc commandé par le
lieutenant, puis capitaine Conan est envoyé sur le front des Balkans, et se
trouve alors cantonné dans une forêt au bord du Danube, officiellement en
mission de soutien à l’armée roumaine exsangue, mais toujours mobilisée en
raison des menaces hongroises. Les hommes de Conan sont plongés dans l’inaction
mais ne sont pas démobilisés, et ils ont du mal à se plier aux lois de la vie
civile : ils se retrouvent souvent confrontés à la justice. Norbert, un ami de
Conan devenu pour un temps lieutenant-rapporteur, se charge d’enquêter sur ces
Français commettant des méfaits de plus en plus graves en pays allié. Norbert
doit les traduire devant le conseil de guerre. Mais Conan est accusé de
meurtre, et Norbert abandonne son nouveau poste en refusant d’accuser son
camarade, et préfère être envoyé sur le front. Lors d’une ultime bataille,
Norbert parvient héroïquement à remporter la victoire et Conan est réhabilité
pour sa bravoure.
André Collot, né le 27 juin 1897 à Montigny-le-Roi (Haute-Marne) et mort le 30
novembre 1976 à Paris, est un peintre, graveur et illustrateur français.
• Prolifique, reconnu pour ses
illustrations (parfois non signées) de livres grivois et érotiques par Pascal
Pia dès 1931, André Collot a exposé au Salon d'automne et au Salon des artistes
indépendants en 1942 et en 1943.
• Avant et après la Seconde Guerre
mondiale, il produisit une grande quantité d'illustrations (eaux fortes,
gravures sur verre, bois), parfois pour des ouvrages non datés et édités de
façon clandestine.
• Les plaisanciers et les amateurs de
littérature maritime n'oublient pas qu'il fut l'ami et l'équipier de l'écrivain
Jacques Perret dont il illustra bon nombre de livres, notamment le drolatique
Rôle de plaisance, journal de bord d'une improbable croisière entre Honfleur et
Santander (mais qui se termine en queue de poisson quelque part devant
Cherbourg) à bord du Matam, le petit voilier que l'écrivain-polémiste avait
acheté avec l'argent du prix Interallié.
• Dans ce livre, André Collot, trapu et
prosaïque autant que Perret est dégingandé et rêveur, devient un personnage
littéraire, une sorte de Sancho Panza égaré sur un voilier de plaisance dont
Perret aurait été le Don Quichotte.
• Il publia aussi en 1964, sous son nom
et préfacé par Jacques Perret, un petit opuscule de conseils aux plaisanciers,
Les Tuyaux du matelot (éditions Plaisance à Paimbeuf) dont le sérieux des
conseils était rehaussé par l'humour de ses dessins.