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Illustration.

JEAN ANTOINE DE BRY  ou DEBRY  
Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, membre du Tribunat, né à Vervins (Généralité de Soissons, France), le 25 novembre 1760, de Jean Antoine Debry, marchand et Marie Thérèse Le Coint, mort à Paris (Seine), le 6 janvier 1834, il fut reçu avocat au parlement de Paris en janvier 1784.

Nommé, en mars 1786 président des juridictions royales à Vervins, il publia quelques écrits favorables aux idées nouvelles.

Il devint (juin 1790) administrateur du département de l'Aisne, et fut élu, le 8 septembre 1791, député de ce département à l'Assemblée législative, le 2e sur 14, par 255 voix sur 593 votants. Il s'y fit remarquer par son ardeur révolutionnaire, demanda (1er janvier 1792) la mise en accusation des frères du roi émigrés, et fit décréter, le 16, que l'émigration de Monsieur (depuis Louis XVIII) équivalait à son abdication de tout droit à la régence. Le 30 juin, il présenta au nom de la commission des Douze un rapport sur les mesures à prendre au cas où la patrie se trouverait en danger ; la discussion de ce rapport, traversée (7 Juillet) par le « baiser Lamourette » (Voy. ce nom), amena le fameux décret : Citoyens, la patrie est en danger ! Le 6 août, Debry présenta un autre rapport de la même commission sur la conduite de La Fayette, coupable, selon lui, d'avoir fait délibérer son armée sur les événements du 20 juin, et d'avoir demandé justice des outrages infligés à Louis XVI : ces conclusions furent d'ailleurs rejetées. Debry proposa encore, en vain, après le 10 août, de créer un corps de 1 200 tyrannicides, chargés d'aller frapper sur leurs trônes les rois en guerre avec la France. Il remplit au même moment une courte mission dans l'Oise et dans l'Aisne.
Son département l'élut, le 4 septembre 1792, membre de la Convention, le 2e sur 12, par 525 voix sur 629 votants.

Il demanda l'établissement d'un impôt progressif frappant le superflu, et la suppression de tout impôt sur le nécessaire, réclama la formation d'ateliers de charité avec une subvention de cinq millions et l'organisation d'un « tribunal d'Etat » chargé de juger tous les attentats contre la République. Cette motion ne l'empêcha pas de réclamer énergiquement la prompte mise en jugement du roi, et, au moment du procès, de voter contre l'appel, contre le sursis, et de répondre, au 3e appel nominal : « Je dis avec la loi, la mort. »

Il parut encore à la tribune pour faire décréter des mesures de rigueur contre les émigrés, et pour demander la translation des cendres de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon, protesta contre l'arrestation des Girondins au 31 mai, put échapper à la proscription, et se tint à l'écart jusqu'à la chute de Robespierre.

Envoyé ensuite dans la Drôme, l'Ardèche et Vaucluse pour mettre fin au régime de la Terreur, il y courut quelques dangers, revint à la Convention pour y discuter la constitution de l'an III, dans laquelle il fit insérer cet article : « Tout traitement qui aggrave la peine déterminée par la loi est un crime. »

Le 23 vendémiaire au IV, il entra, comme ex-conventionnel, au Conseil des Cinq-Cents, auquel il fut successivement réélu, par le département de l'Aisne
Il est préfet du Bas-Rhin pendant les Cent-Jours. Après avoir défendu la ville de Strasbourg qui tombe en , il part avec sa femme et ses cinq enfants à Mons ou il apprend qu'il est soumis à la Loi qui bannit les régicides, Debry ne rentre en France qu'en 1830. Il meurt à Paris le

En prairial an VI, il fut du nombre des trois plénipotentiaires envoyés par la République française au congrès de Rastadt ;
 on sait que ces plénipotentiaires furent assassinés, en quittant Rastadt, par des hussards autrichiens ; Roberjot et Bonnier furent tués sur place ; Debry, atteint de treize coups de sabre, contrefit le mort, et, au jour, alla demander asile au ministre de Prusse, qui lui donna ses soins. Lorsque Debry, le bras en écharpe, reparut à la tribune pour demander vengeance contre la maison d'Autriche (1er prairial an VII), il fut acclamé et porté le même jour à la présidence. Dès lors, il joua un rôle assez secondaire, favorisa le coup d'Etat de Brumaire, entra au Tribunat le 4 nivôse an VIII, fut appelé, dès le 9 floréal an IX, à la préfecture du Doubs, et nommé commandeur de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII.

L'Empereur le créa chevalier de l'Empire (27 juillet 1808), puis baron (3 mai 1809).


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Mons BELGIQUE  juin 1828



 lettre d’exil  du baron jean antoine de BRY  (EX CONVENTIONNEL)

Lettre adressée à l'imprimeur Levraul à Strasbourg  à propos au sujet d'une ancienne servante qui etait à son service pendant les combats de strasbourg ,qui par sa triste situation actuelle,demande aide sans que personne ne veuille s'occuper d'elle !
ne pouvant revenir en France,Levrault  demande de lui faire remettre la somme de 30 frs   ,somme qui  lui sera remboursé par un ami  ,
"cette femme ( madame Deslaurier)  travaillais chez nous à la prefecture au raccommodage et ajustement de femmes,   etc ....    la suite concerne une demande d'une petite embauche pour cette dame qui est sans pain 
etc .......

lettre sur une page in 4 entierement de la main du baron  jean de Bry
ETAT PARFAIT

nota  En prairial an VI, il fut du nombre des trois plénipotentiaires envoyés par la République française au congrès de Rastadt ;
ce fut le seul rescapé  des 3 plénipotentiaires français 



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