“Exemplaire
d'occasion qui conserve un bon état réel, nos photos sont
contractuelles, explicites, et font partie du descriptif sans réserve.
merci également de consulter le descriptif associé.” Format : 21 x 22,5 cm Nombre de pages : 128 Date de parution : 2001
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PRÉSENTATION
« On l’aura bien entendu deviné, ce portrait ne sera pas très
catholique. Il sera pascatholique. Qu’est-ce qu’un Jeune Saint Juif ?
S’agissant de Jacques Derrida, l’inventeur de la différance, le poète de
la danse de l’écrit avec l’ouïe, ouïe si souvent inouïe, on aura bien
entendu, par homophonie, que ce portrait est en douce celui d’un jeune
sainjuif, je veux dire un singe juif, s’il y en a, et pourquoi n’y
aurait-il pas de singe saint ou de saint singe ? Et pas paronomase
on aura eu raison de voir se glisser, parmi ces saints Je, la silhouette
fulgurante de Saint-Just, figure de l’exigence révolutionnaire, et
signifiant (du) rebelle à toute limite. Mais tout aura commencé en 1930 par J, par Juif, le mot juif en français au sein de la langue française.
Qu’est-ce que ça veut dire “juif” ? Qui peut dire, sans tremblement, de
langue et de pensée, “je suis juif” ? Oh ! cette phrase et ce verbe
être au présent, toujours au présent, ils nous demandent réflexion.
J’ai tenté de le peindre – le jeune Jacques Derrida – comme il veut se
donner à voir, dans la tradition de Montaigne et par la suite Rousseau,
“selon ma condition singeresse” dirait le premier, aussi “nud” que
possible et aussi “tout entier” à poil et à poils, ni couvert ni
découvert, mais poussé par un rêve de naïveté impossible, un désir de rester “cru” dirait-il, dans Circonfession. »""" H. C."""