Édité à Paris, par la revue Arts et Métiers Graphiques, en janvier 1929.

1 volume (tiré à part de revue), in-folio (env. 32 x 25 cm), pages 527 à 531. Impression en noir et vert sur papier épais, avec plusieurs photographies intégrées en pleine page (disques phonographiques, motifs typographiques). Aucune couverture d’origine – exemplaire extrait, non relié, pagination continue issue du n° 9 de la revue.

Structure de l’ouvrage : Ce tiré à part est un extrait du numéro 9 de la prestigieuse revue Arts et Métiers Graphiques, daté du 15 janvier 1929. L’article d’André Billy occupe les pages 527 à 531. Le texte est présenté sous forme d’un essai littéraire entrecoupé de citations poétiques (dont plusieurs poèmes de Guillaume Apollinaire) et illustré par des photographies d’appareils phonographiques. Il s’agit d’un document complet en soi, bien que détaché de son contexte original.

Thème du livre : L’article explore l’idée d’une nouvelle “typographie de l’avenir” fondée sur le phonographe comme médium poétique, où le poème enregistré devient un objet de transmission sensible. Par une narration fictive et méditative, André Billy imagine le futur de la poésie sonore, où les vers seraient lus par les morts grâce à la technologie. Le texte mêle réflexion typographique, hommage à Apollinaire, et science-fiction poétique autour de l’enregistrement vocal.

Brève biographie de l’auteur :
André Billy (1882–1971), écrivain, critique littéraire, biographe, membre de l’Académie Goncourt, fut une figure importante de la vie littéraire française du XXe siècle. Observateur des avant-gardes, il a été proche de divers cercles littéraires et a contribué à plusieurs revues intellectuelles de son temps. Il a laissé une œuvre critique abondante, souvent teintée d’humour et de culture classique.

À propos des illustrateurs :
Aucun illustrateur n’est mentionné, mais les photographies typographiques et montages de disques sont typiques du style de mise en page novateur de la revue Arts et Métiers Graphiques, probablement réalisées par l’équipe éditoriale ou en collaboration avec des graphistes anonymes. Le graphisme de cette revue, influencé par les avant-gardes européennes, est en soi un témoignage d’art visuel.

Importance historique du livre :
Ce document est un exemple rare de la rencontre entre littérature, art typographique et technologie sonore. Publié dans l’une des revues les plus influentes de l’entre-deux-guerres sur les arts graphiques, il représente une réflexion précieuse sur la modernité artistique. Le texte met en scène la voix enregistrée de Guillaume Apollinaire et témoigne d’un imaginaire technologique fascinant : celui d’un art poétique enregistré, immortalisé par le phonographe.

État de l’ouvrage :
Bon état général. Pages bien conservées, texte et photographies nets. Plis légers en marges, coins froissés, quelques très fines marques de manipulation. Tiré à part ancien non restauré, très lisible.
Nota bene : n’étant pas un professionnel du livre je ne peux hélas pas donner toujours un descriptif professionnel, surtout lors d’ouvrages reliés, ni tous les détails de conservation. Les photos font partie intégrante des descriptions qui sont faites de bonne foi et je me tiens à votre disposition pour des questions particulières. Pour économiser des frais de port importants il est possible d’expédier le colis par Mondial Relay dans certains pays européens. Contactez-nous.

À propos de la valeur du livre :
Ce tiré à part est rare en circulation isolée, bien que le numéro complet de la revue soit plus souvent proposé entre 150 € et 300 € selon l’état. Un feuillet autonome bien conservé, contenant un texte aussi original qu’Typographie de l’avenir, se valorise auprès de collectionneurs d’avant-gardes typographiques, d’objets liés à Apollinaire ou à l’histoire de la poésie sonore. Il peut être raisonnablement estimé entre 80 € et 150 €.