Décret du 18 nivôse an II (1794) sur l'Ere, le commencement & l'organisation de l'année, & sur les noms des jour & des mois [exemplaire consigné par le département de la Meurthe, an second]. Le second décret (page 23) du 4 frimaire adopte la nouvelle rédaction & la refonte des décrets rendus sur le calendrier républicain.
Brochure in-4, couverture muette (émargée), 54 pp., une planche hors texte et un tableau dépliant.
Contient à la suite l'annuaire ou calendrier pour la seconde année de la république française, des tables notamment pour réduire les heures, minutes & secondes anciennes en heures, minutes, secondes décimales, un tableau de concordance de la seconde année de l'ère républicaine avec les portions correspondantes des années 1793 & 1794.
Important décret mettant en place le calendrier républicain en lieu et place du grégorien. Il fut mis en place par la convention lors de la séance du 24 novembre 1792.
L'an II allait du 22 septembre (1793) jour de l'équinoxe d'automne à 9 h 18 mn 20 s, jusqu'au 21 septembre de l'année suivante (1794). Elle fut partagée en 12 mois de 30 jours chacun avec en fin d'années 5 ou 6 jours complémentaires consacrés aux fêtes républicaines. Ils furent appelés sans-culotides.
Le poète Fabre d'Eglantine fit une proposition pour les noms des mois, qui fut adoptée par la convention. Ils étaient remarquables et particulièrement expressifs, imaginatifs et évocateurs des mois.
La planche représente un cadran des nouvelles heures que dressa le balancier mécanicien qui exerçait au marché neuf de la cité Emmanuel HANIN.
Le calendrier républicain se voulait un renouveau et une manière d'exprimer le temps aux hommes nouveaux qui s'étaient emparés du pouvoir pour le meilleur et pour le pire. Il sera utilisé jusqu'en 1806 et aboli par Napoléon 1er.
L'article V est consacré aux nouvelles montres et horloges qui se voudront décimales.
Charles-Gilbert Romme (1750-1795) natif de Riom à l'origine de l'institution du calendrier républicain, président de la convention en sera le rapporteur. Ses secrétaires étant Augustin Frécène, Roger Ducos, Jacques Reverchon, Pierre Philippeaux, Joseph-Etienne Richard, Antoine Merlin de Thionville. Romme ne survivra que peu à son institution, étant condamné à mort le 29 prairial an II (17 juin 1795).