Le , le groupe TNT NV est scindé en deux sociétés distinctes cotées en bourse : TNT Express, et PostNL. Cette scission a été motivée par des synergies limitées entre les deux activités et des perspectives d'évolutions différentes : « La séparation permettra une plus grande concentration, une meilleure transparence, et offrira deux possibilités de placement distinctes pour les actionnaires », selon un porte-parole de l’ancien groupe TNT24.
La division postale a souffert du déclin des volumes postaux sur le marché néerlandais, face notamment à la montée fulgurante de l’Internet et du courriel dans les années 2000. La nouvelle société autonome TNT Express souhaite ainsi se concentrer sur la livraison rapide de colis, un marché en forte croissance, en misant sur l’agrandissement de ses réseaux de distribution en Europe, et dans les pays émergents comme la Chine, l’Inde, et ceux d’Amérique du Sud25.
La date du marque également l’entrée en bourse des deux nouvelles sociétés à l’Euronext. PostNL a reçu lors de la scission près d’un tiers des actions de TNT Express. En , PostNL a vendu près de 82 millions de ces parts — soit une participation de 15 % — pour 6,20 euros chacune26. La somme de 507 millions d’euros est utilisée pour réduire la dette de l’opérateur postal néerlandais. L’opérateur postal des Pays-Bas détient toujours une participation de 14,8 % dans TNT Express26.
Le , UPS a confirmé avoir lancé une offre publique d'achat de TNT Express pour 5,16 milliards d’euros27, mais l’entreprise américaine est contrainte d’y renoncer en janvier 2013 après l’avis défavorable de la Commission européenne, qui y voyait des effets néfastes sur la concurrence28.
Alors que la multinationale FedEx avait clairement refusé d’acquérir des parts de TNT Express, la solution du rachat par DPD, une filiale du groupe français La Poste, a dû elle aussi être écartée, car le groupe n’aurait pas été capable de rivaliser avec ses concurrents selon la Commission européenne29.