
Illustrations d'André FOURNIER
Editions Henri CYRAL, 1926
7ème livre de la "COLLECTION FRANÇAISE"
Exemplaire Hors-Commerce sur vélin de Rives avec un EAS de l'éditeur
Reliure demi-maroquin havane à bandes de vélin blanc
Tête dorée
Dos à 4 nerfs
Pièces de titre et d'auteur en maroquin vert encadrées d'un filet doré
Filets dorés sur les nerfs et sur les plats le long des bandes
Intérieur sans rousseurs
In-8° - 349 pp - 16 cm X 21 cm
Le premier roman d’un célèbre écrivain qui cache à peine une autobiographie à la fois tendre et violente. L’histoire est celle d’un petit provincial pauvre et fragile dont on va suivre le parcours semé d’embûches, d’une enfance difficile à une maturité douloureuse. Cette sorte d’Education sentimentale avant l’heure s’adresse tout particulièrement aux adolescents à l’âme romantique et joue sur une identification très forte du lecteur à ce Petit Chose souvent si démuni devant la terrible école de la vie. Le style, de facture classique, fait de cette œuvre un des romans les plus représentatifs de la littérature du 19e siècle et a valu à son auteur le surnom de “Dickens français”.
| L'AUTEUR | Fils d’un courtier en soierie, issu d’une famille aisée, Alphonse Daudet, est le benjamin de trois garçons. En 1849, la famille s’installe à Lyon où Alphonse Daudet fait ses études secondaires. A la suite de la banqueroute de son père, il doit renoncer à poursuivre ses études et entre comme maître d’étude dans un collège à Alès (1855). En 1858, il part rejoindre son frère à Paris et s’essaie au journalisme. Il collabore notamment au Figaro et publie un recueil de poèmes « Les Amoureuses ». En 1860, il rencontre Frédéric Mistral et est introduit dans des salons littéraires. C’est là qu’il fait la connaissance du duc de Morny, dont il devient le secrétaire. En 1862, poitrinaire, il part pour quelques temps en Algérie. A son retour en France, de nouveau malade, il s’installe dans le Midi et retrouve des amis avec lesquels il participe au mouvement de renouveau de la langue d’Oc. C’est en 1864, qu’il achète un moulin près d’Arles et décide de ne se consacrer qu’à l’écriture. En 1867, il épouse Julie Allard, fille de marchands et rentre à Paris. Elle le soutient et l’encourage malgré les échecs de ses publications (« Le Petit Chose » en 1868 et « Les Lettres de mon moulin », en 1869). En 1870, pendant la Commune, il est incorporé dans la Garde nationale, mais refusant de prendre parti, il se retire à Champrosay. Ce sont ses livres, « Tartarin de Tarascon » et « Les contes du lundi », qui lui apportent la célébrité et l’aisance matérielle. En 1879, il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable de la moelle épinière. Il souffre énormément et écrit entre les crises jusqu’en 1895. Personnalité influente parmi les écrivains de son temps, il siège, en 1896 à l’Académie Goncourt et en 1897, il affiche sa position anti-dreyfusarde. |
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| L'ARTISTE | Pierre Rousseau (1903-1991. De 1925 à 1962, il apporte sa contribution à de nombreux ouvrages. Il fut aussi peintre officiel de l’armée. Il a illustré plus de cent livres pour de nombreux éditeurs dont onze titres de la Collection française de l’éditeur Henri Cyral. |
| L'ÉDITEUR | Henri Cyral commence par publier des articles dans la revue Le Monde colonial . De 1902 à 1912, il dirige la revue « La Vie coloniale », dans laquelle il publie des » romans coloniaux « , en feuilletons. Aucun de ces romans n’a donné lieu à publication en librairie, l’aspect « roman » étant un peu négligé, au profit de l’aspect « colonial » et journalistique. Ce passé « colonialiste » marquera ses activités éditoriales. Les papiers choisis, Madagascar et Annam, sont issus de colonies françaises. Cyral publie des auteurs contemporains, comme Edouard Estaunié (5 titres), des écrivains reconnus, comme Alphonse Daudet (11 titres, l’auteur le plus représenté), des classiques, comme Gustave Flaubert (4 titres). Sept auteurs totalisent trente-sept des quarante-neuf titres ! De même, Cyral choisira ses illustrateurs parmi un petit groupe homogène : dix illustrateurs, pour un total de quarante neuf titres différents. Ces publications sont bien accueillies. Le tirage sera en général d’une vingtaine d’exemplaires de tête sur Madagascar ou Annam, comprenant chacun plusieurs aquarelles originales, 30 exemplaires sur Arches, et 970 exemplaires sur vélin de Rives. Pendant une dizaine d’années, Cyral publiera ainsi avec succès 5 titres par an. Mais les effets de la crise de 1929 n’épargnent par l’éditeur. Les volumes publiés en 1932 sont tirés à 700 à 800 exemplaires. Le dernier titre publié, « quarante ans de Paris », d’Alphonse Daudet, illustré par Pierre Rousseau, sort en 1933, à seulement 750 exemplaires sur Rives. Daudet aura ainsi commencé et clos cette série. (Source : livresanciens-tarascon.blogspot.com) |
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