Jean-Nicolas Stofflet, né le à Bathelémont (duché de Lorraine) et mort fusillé le à Angers, est un militaire français et un général royaliste de la guerre de Vendée.
Longtemps simple soldat dans un régiment suisse en France et ensuite garde-chasse au service du comte de Colbert-Maulévrier à Maulévrier, il rejoint les Vendéens quand ils se révoltent contre la Révolution pour défendre leur religion catholique et les principes royalistes. Pendant la guerre de Vendée, il sert d'abord sous le commandement de Maurice d'Elbée, se bat à Fontenay, Cholet et Beaupréau, Laval et Antrain.
Il est nommé major-général de l'armée royaliste et, en 1794, succède à Henri de La Rochejaquelein comme général en chef. Il établit son quartier général dans la forêt de Vezins. Il s'y installe en après la destruction de l'hôpital de charité du monastère des Frères de Saint Jean-de-Dieu1. Ses querelles avec un autre chef vendéen, François de Charette et les revers subis par les armées vendéennes le conduisent à faire sa soumission et à accepter les termes du traité de Saint-Florent-le-Vieil, le .
Cependant, il viole bientôt ce traité et, en , reprend les armes à l'instigation d'agents royalistes pour le parti du comte de Provence, le futur Louis XVIII, de qui il a reçu le rang de maréchal de camp. Cette dernière tentative de Stofflet échoue complètement.
Il est surpris par un détachement républicain du régiment de Bassigny, la nuit du 23 au dans une métairie, la ferme de la Saugrenière, près de La Poitevinière. Au moment où il se voit pris, Stofflet saisit aux cheveux le grenadier Audions et il allait l'étrangler quand son camarade Chartier est venu à son secours. Conduit à Angers, Stofflet est condamné à mort par une commission militaire et fusillé le lendemain, .
La maigre troupe qu'il commandait encore est reprise par Charles d'Autichamp.
Ses hommes le craignent plus qu'ils ne l'aiment. Il est intelligent, bon militaire mais est aussi dur, froid et ambitieux.