Jean-Jacques VALADE-GABEL (1801-1879)


Méthode à la portée des instituteurs primaires pour enseigner aux sourds-muets la langue française sans l'intermédiaire du langage des signes. Avec la collaboration de Th. Valade-Gabel. Paris, Dezobry et Roret, & Bruxelles, Decq, 1857. In-8° de LXXVI-400 pages. Reliure de l'époque demi-chagrin aubergine, dos à nerfs ornés (plats frottés).


Edition originale. "J.-J. Valade-Gabel comprit l'inutilité et le danger des signes dans l'enseignement des sourds-muets. Revenant au principe formulé par Cardan, il associa directement l'idée au mot écrit. Tout l'effort du maître, désormais, porta sur la manière d'évoquer dans l'esprit de l'élève les idées et les rapports dont le langage est la traduction. Valade-Gabel créa dans ce but tout un système d'enseignement qu'il exposa dans cet ouvrage. De la méthode de l'abbé de l'Epée, Valade-Gabel ne conserva que l'alphabet manuel, ou dactylologie, sorte d'écriture aérienne, dans laquelle les différentes lettres de l'alphabet sont représentées par des positions spéciales des doigts de la main (tandis que les signes proprement dits n'ont rien de commun avec les mots écrits, l'emploi de la dactylologie exige la connaissance de ceux-ci).


En prenant l'intuition pour base de l'enseignement de la langue, et en associant directement le mot à l'idée, Valade-Gabel plaça l'enseignement des sourds-muets sur un terrain solide. Mais en conservant l'écriture et la dactylologie comme moyens de communication entre le maître et l'élève, il resta à mi-chemin de la voie naturelle".


Provenance : ex-libris du marquis Ernest de MALEVILLE (1833-1910), qui acheta en 1859 le château de Fénelon (Dordogne), demeure ancestrale du "Cygne de Cambrai", et le restaura pendant trente ans.


Dédicace de l'auteur au marquis de MALEVILLE, probablement Guillaume (1805-1889), Conseiller à la cour d'appel de Paris, maire de Domme, député puis sénateur de la Dordogne.